Fév 03

14 fevrier 2020 être tolérant

Vendredi 14 Février à 20h, salle Saint Laurent à Bersac

Groupe de parole- animateur Bernard MACHAT

ETRE TOLERANT ?
Dans un monde intolérant…

. rencontre du 14 février 2020 animateur Bernard Machat

ETRE TOLERANT DANS UNE SOCIETE AVEC DE L’INTOLERANCE

La tolérance est une notion relativement récente dans son acception actuelle et le concept
de tolérance est loin d’être considéré comme une vertu en notre monde.

DEFINITIONS DE LA TOLERANCE

Suivant le Logos ce substantif féminin émane du mot latin tolerare
renvoie au fait de porter ou de supporter un fardeau physique ou moral.

Deux domaines A – A propos des personnes en tant qu’individu ou communauté.
B A propos d’organismes vivants ou de chose

A – La tolérance est le fait d’admettre quelque chose avec une certaine passivité, voir condescendance
parfois, alors que l’on a le pouvoir de l’interdire ou le droit de l’empêcher.
. Les synonymes de ce 1er sens sont : compréhension, indulgence, voir même quand il s’agit d’une
société tolérante : on emploi souvent l’expression de société permissive

Différents cas ou l’on peut faire preuve de tolérance:

Domaine grammatical il est possible de parler de tolérance grammaticale voir orthographique
. quand la possibilité est admise de ne pas respecter une règle grammaticale ou orthographique.
par ex. + L’usage veut que le verbe soit au singulier mais il est admis d’employer le pluriel
« la joie, l’allégresse s’empara « s’emparèrent » de tous les spectateurs »
+ là l’usage admet aussi bien l’accord que l’absence d’accord
« étant données les circonstances ou étant donné les circonstances »
En droit civil la tolérance prend le sens de ne « pas interdire » ou de ne pas exiger, alors
qu’on le pourrait, soulignant qu’elle caractérise un choix possible
par ex : avec l’autorisation expresse ou tacite de mon voisin j’use de sa propriété, cette tolérance
ne peut fonder ni prescription ni possession à tout moment mon voisin peut faire valoir
son droit.
La tolérance civile Cette notion a été introduite afin d’écarter tout approche moral de la
tolérance au profit d’une approche juridique. Elle consiste à la reconnaissance
de la libre expression des opinions, des convictions, des croyances.
a ) La tolérance attachée au caractère d’une personne est l’état d’esprit de quelqu’un ouvert à
autrui qui va supporter et admettre des manières de penser, voir, agir différentes des siennes.
Nous pouvons attacher à cette notion les synonymes de libéralisme largeur d’esprit :
c’est ce que nous appelons l’Esprit de tolérance
quelques aphorismes à propos de cette définition :
La tolérance vaut mieux que l’indifférence (Gandhi)
Horace nous dit que : La patience rend tolérable ce que l’on ne peut empêcher.
et pour
Goethe : La tolérance ne devrait être qu’un état transitoire, elle doit mener au respect.
b) La tolérance attachée aux opinions philosophiques, politiques, religieuses ou des engagements
sociaux d’une personne.
c’est la reconnaissance de la libre expression des opinions, des convictions et des croyances
on peut dire que c’est « l’harmonie dans les différences »
c) En le domaine sociologique c’est le seuil de tolérance qu’une communauté peut avoir par rapport
à une situation
par ex. : ce peut être le pourcentage d’éléments étrangers qu’une communauté peut accepter
et au-delà duquel il se produirait des phénomènes de rejet.

Tolérance religieuse Tolérance religieuse voir théologique est une indulgence de l’Eglise à l’égard
de ceux qui ont des opinions différentes de la sienne à propos des dogmes qu’elle
ne considère pas comme essentiels.
Dans le cas d’hérésie, t’atteinte au dogme chrétien, l’église prononce une excommunication.

Il nous faut voir qu’en ces procédures d’excommunication, l’intolérance c’est souvent invitée
Au moyen âge le pape excommuniait souvent les souverains qui violaient gravement
les lois de l’Eglise ou le plus souvent ceux qui attentaient aux privilèges du clergé.
.
B – La tolérance dans le domaine d’organisme vivants ou des choses.
En biologie, en médecine.
Cela concerne la faculté que présente un organisme vivant à supporter sans dommage
apparent les effets chimiques ou physiques auxquels il est exposé.
On parle de tolérance à un médicament, aux radiations, tolérance à l’insuline, aux antibiotiques.
Dans ce même domaine ce peut être aussi la caractéristique de certaines espèces d’insectes
Ou d’êtres vivants à survivre à des doses d’insecticide supérieures à celles que peuvent
supporter d’autres espèces du même groupe.
Dans le domaine des choses:
En matière législative : c’est la liberté qu’une administration accepte d’accorder.

ex. A la douane nous pouvons passer des bouteilles d’alcool, des paquets de cigarettes
en franchise ; il s’agit d’une tolérance et non d’un droit
Dans un autre domaine qui dépend aussi de l’administration c’est la libéralité accordée
par la loi en matière de poids et mesures, des prix.
C’est la limite de l’écart admis entre le poids ou le titre réel et le poids ou le titre légal
d’une monnaie.
Dans ce cas on parle de tolérance de titre ou de poids pour cette monnaie. .
En mécanique et technologie : Il est admis des écarts entre les dimensions réelles d’une pièce
mécanique et ses dimensions théoriques  ainsi il sera noté sur le plan
de réalisation qu’une tolérance de 2 dixièmes de millimètre est exigée.

HISTOIRE DE LA TOLERANCE

Partons de « la tolérance antique » et tout plus particulièrement chez les Romains polythéistes. Ces derniers vouaient un culte à de nombreuses divinités en rajoutaient au contact de leurs conquêtes territoriales (des légionnaires pouvaient rendre un culte à Isis ou Mithra au retour de campagne militaire.
en Egypte), des dieux gaulois ou Goths ont pu rentrer au panthéon romain à titre individuel ou collectif.
Ce polythéisme était relativement tolérant car ne possédant pas vraiment de dogme, un culte était
rendu aux dieux ayant accordé la victoire ou quelques bénéfices à la personne ou au groupe ce culte était
rendu accompagné de sacrifices.
A la fin du premier siècle dans ce cadre religieux dit païen, le christianisme naissant a posé question.
ll lui était reproché de ne pas s’intégrer à la religion de l’empire ; c’est-à-dire rendre un culte d’une part à l’empereur et d’offrir des sacrifices à sa divinité et aux autres dieux, cette conduite des chrétiens adorant
et servant exclusivement un Dieu unique a été perçue par les romains comme pouvant causer le mécontentement de leurs dieux.
D’où les persécutions dans l’empire durant les premiers siècles de l’aire chrétienne une première vague sous Néron à l’occasion de l’incendie de Rome au cours duquel un certain nombre de Chrétien fut martyrisé en fin de compte plus du fait de leur minorité qu’à cause de leur foi. A Lyon (Potin et Blandine)
à Alexandrie Epimarque, Catherine d’Alexandrie, à Antioche etc.

En avril 313, l’empereur Constantin promulgue l’Edit de Milan, celui-ci est présenté comme un édit de tolérance par lequel chacun peut :
« adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel, il accorde la liberté de culte à toutes les religions
et permet surtout aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu ».

En ce IV s St. Augustin 354 – 430 définissait la tolérance de manière
assez proche de sa littéralité il écrivait :
« ce qui est appelé tolérance n’a lieu d’être qu’envers les maux »
ce même Augustin : n’admettait que la contrainte charitable c.a.d. mêlée de douceur,
désireuse et capable de porter remède à l’âme hérétique.
Ce qui par ailleurs ne l’émouvait peu quand la société civile employait
la violence et la répression pour convertir.

A la fin du VIII et début du IX sous l’empereur Charlemagne la conversion forcée des peuples conquis
en a fait un empereur chrétien que Léon XIII couronne en 800

Au XI s. Les cathares renouvellent l’hérésie manichéenne : niant l’autorité de l’Eglise, condamnant
le mariage, méprisant la croix et disent (qu’un démon c’est substitué au Christ) Ils s’insurgent
en outre contre la puissance civile qui va aussitôt sévir par la pendaison et le bucher.

Au XIII s. St Léon écrit : L’Eglise dans sa douceur doit se contenter d’un jugement sacerdotal et éviter
la répression sanglante.
Dans le réel le pouvoir séculier est au main de monarques qui tiennent leur pouvoir, selon la
formule : « de la grâce de Dieu » Ainsi en place, ces monarques ne perçoivent plus très bien
leurs relations à leurs sujets.
.
Au XVI s. La religion catholique depuis plusieurs siècles est la croyance dominante en France et constitue
une clef de voûte sociale et politique.
Lorsque le protestantisme s’est installé en France l’équilibre a vacillé

Une question se pose : comment faire face à l’altérité ?

C’est à cette période de l’histoire qu’il est constaté que 36 ans de persécutions n’arrangeaient
pas la situation et que la société catholicisante a du apprendre à accepter la différence et
qu’ainsi la tolérance a été vue comme une vertu pour la première fois.

Le roi d’alors s’appelle Henri IV celui-ci a une volonté réelle de mettre fin à cet affrontement.
. Né protestant en 1553, il abjure en 1572, se rétracte en 1576 et enfin se convertit en 1593.
« Paris vaut bien une messe » cette phrase célèbre le fait passer pour un opportuniste. . Mais les voies de la rigueur, de la douceur ayant échoué à faire disparaître le protestantisme du
royaume. Le roi se fonde sur la conception d’alors de tolérance
«acceptation d’un mal que l’on ne peut empêcher »

Le véritable texte fondateur de la tolérance est alors crée lors de la promulgation de l’édit de Nantes
les 3 et 30 avril et 2 mai 1598.
Hostile à tout compromis, le pape Clément VIII proteste au prés de l’ambassadeur de France et
nombreuses sont les manifestations contre cet acte régalien.
On se rappelle qu’Henri IV payera cette audace de sa vie.
Déjà, en aout 1589 un certain Langlet Le Poirier tente de l’assassiner, puis un nommé Ravaillac
pour la même raison parviendra à ses fins.
.
Hélas, en 1685 cet Edit est révoqué par le petit fils Louis XIV causant un désastre politique, moral et économique aussitôt des foyers de résistance se forment les dragonnades reprennent dans les Cévennes
et ailleurs, environ 300 000 « religionnaires » se réfugient à Berlin, Genève, Amsterdam.

En ce temps, deux conceptions du monde s’opposent :
une traditionnelle vise à l’unité des chrétiens dans une concorde retrouvée par la violence
ici nous avons une tolérance religieuse ayant une valeur négative.
l’autre fait de la tolérance une valeur positive en rangeant progressivement la religion
dans la sphère privée.

Au XVIII siècle, face aux Eglises, Voltaire et les autres philosophes semblent avoir de la peine à pratiquer
la vertu de tolérance. V. se montre intolérant à l’égard de la superstition, de l’intolérance et du
fanatisme
« il faut que les hommes commencent par n’être pas fanatiques pour mériter la tolérance ».
en 1763 l’apologie mise en scène dans le « Traité sur la tolérance » révèle une morale très claire.

Face aux religions : ne faire de la tolérance qu’une entreprise de réduction de l’autre au semblable.

En fin, les revendications de Voltaire dans l’affaire Callas conduit Louis XVI à rétablir un édit de tolérance
en faveur des non catholiques en 1787
Ce qu’il y a de novateur c’est qu’il crée un état civil laïc pour les sujets non catholiques. Les déclarations de naissances, de décès peuvent être faites par un officier de justice en lieu et place du curé de la paroisse.

Arrive 1789, Les discussions sur la déclaration des droits de l’homme qui sera publiée le 26 août
confondent la religion et la liberté d’opinion et sera formulé ainsi :
« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestations
ne troublent pas l’ordre public établi par la loi ».

Le régime concordataire promulgué sous Bonaparte en 1802 peut être considéré comme l’aboutissement de la tolérance civile, fondée sur la neutralité active de l’état qui, loin d’être indifférent, accorde son aide à tous les cultes reconnus et n’en privilégie aucun.
Concordat signé 16/07/1801 avec le pape Pie VII, ce concordat est étendu aux cultes réformé et
luthérien puis au culte « israélite ».
Ce premier pas qui va de la tolérance vers une véritable laïcité est reprise par Jules Ferry en 1881 et ce
premier pas trouve son apogée le 9 décembre 1905 avec la loi de séparation de l’église et de l’état.

De la manière la plus formelle la République assure la liberté de conscience et garantit
le libre exercice des cultes.

La seconde guerre mondiale passée et le nazisme éliminé les Nations Unies en A.G .à Paris
le 10 décembre 1948 adoptent la : « Déclaration Universelle des Droits de L’Homme ».

En 1995 un nouveau texte est adopté et proclamé solennellement par UNESCO texte intitulé :
« Déclaration de principe sur la tolérance »

Très rapidement nous venons de parcourir 20 siècles de notre histoire et par la même d’entrevoir la naissance et l’évolution du concept de tolérance. La représentation mentale de la tolérance n’est ni innée,
ni spontanée, c’est une démarche née de son contraire c a d élaborée par réaction face à l’intolérance.

Comme le note Paul RICOEUR (ce cri d’indignation contre l’intolérance souligne toute l’ambiguïté
du discours sur la tolérance : « qui crie à l’intolérable » )

L’homme est intolérant, car chacun croit détenir la vérité tout en déniant à l’autre ce droit.
C’est ainsi, que cette intolérance individuelle engendre l’intolérance sociale et par la même crée un
sentiment d’appartenance et de rejet commun du dissemblable.
Si la tolérance s’est construit comme anticorps à l’intolérance il y a lieu de veiller à ce que trop de
tolérance ne tue la tolérance.
En 1950 l’encyclique « Humani Generis »
(mettait en garde contre les dangers selon lesquels on tolère de façon tranquille des erreurs graves,
inacceptables par désir exagéré de paix et de conciliation)

La tolérance sera de plus en plus nécessaire pour faire face aux exigences nouvelles qui nous sont proposées
du fait que le monde entier va de + en + vers des sociétés multiples, elle ne pourra être audible que portée par des personnes dont la vie est un témoignage à celle-ci.

 

 

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Jan 13

Voeux de L’ARES

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Nov 13

12 decembre 2019 La Parole Les Actes

L’ARES reçoit Monsieur Jean-Claude Guillebaud et Monseigneur Albert Rouet

Sujet de la soirée : la parole et les actes 

Le 12 décembre 2019, l’ARES recevait deux invités, Monsieur Jean-Claude Guillebaud, écrivain, conférencier et grand reporter et Monseigneur Albert Rouet, archevêque émérite, théologien et philosophe, pour un débat sur le thème : la parole et les actes.

Tous deux ne s’étaient jamais rencontrés avant cette soirée mais ils se connaissaient grâce à des échanges de courriers et à leurs écrits, ayant publié chacun une trentaine d’ouvrages.

Monsieur Jean-Claude Guillebaud a ouvert le débat en faisant un point sur ce que représente pour lui la parole. Le premier constat aujourd’hui c’est de reconnaître qu’elle est profanée comme on peut s’en apercevoir sur les réseaux sociaux où l’insulte fuse.

Il constate également qu’elle a perdu de son sens ce qui entraîne une perte de confiance. Chez les dirigeants, par exemple, leurs discours préparés par des communicants se ressemblent tous et leurs messages est « sans vie, sans chair » ce qui entraîne la violence. On peut voir tous les jours combien celle-ci gangrène la société, les entreprises, la politique et la vie quotidienne.

Que dire de la parole d’un dirigeant qui invite un de ses stagiaires à se satisfaire de peu alors que lui-même est dans une situation privilégiée ?

Lorsque la parole est stratégique, elle est souvent imprégnée de mensonge.

Pour Jean-Claude Guillebaud, paroles et actes sont indissociables et il cite Edgar Morin : « quand on ne parle pas comme on vit on se condamne à vivre comme on parle » et il ajoute « nous sommes sauvés non par les malins mais par les belles personnes ».

Ces belles personnes sont pour lui ce professeur qui sait se faire respecter par ses élèves tout simplement parce qu’il croit en ce qu’il dit, c’est-à-dire que sa parole est « habitée ».

Monseigneur Albert Rouet a poursuivi le débat en rappelant qu’en grec et en hébreux, parole et acte se disent de la même façon. Pour lui, l’ARES a choisi un sujet compliqué car il faut savoir que la parole de l’autre est toujours interprétée. Nous interprétons ce que nous entendons à partir de notre vécu, de notre propre histoire et du contexte sachant qu’aujourd’hui dans la relation le désir de plaire compte beaucoup.

Monseigneur Albert Rouet met donc l’accent sur l’importance de l’expression de la personne. « Il y a toujours une traduction car personne ne peut lire dans la tête des autres ». Derrière une parole ou un acte, il peut y avoir un calcul, de l’hypocrisie.

Cette parole double est destructrice de la confiance. On peut se poser les questions suivantes : peut-il y avoir un discours simple, limpide ? sans intérêts contradictoires ?

On sait bien qu’il y a des personnes qui disent vrai mais dont les actes sont faux.

Pour Monseigneur Albert Rouet, humainement cela s’explique car l’homme est divisé, c’est un être fragile mais cette fragilité redonne confiance quand on s’aperçoit que la personne essaie d’unifier sa parole et ses actes. Une personne dans cette démarche nous apparaît vraie et humble même si parfois ses propos et ses actes sont maladroits.

Ces échanges entre les deux invités, ont été nourris par les questions du public sur la véracité, la fiabilité de la parole des institutions, sur le degré de violence aujourd’hui et sur la constatation du fait que l’on n’arrive plus à se parler, pourquoi ?

Monsieur Jean-Claude Guillebaud et Monseigneur Albert Rouet proposent une explication.

Pour Monsieur Jean-Claude Guillebaud, les neurosciences nous donnent des pistes de réflexion en précisant que nous construisons notre mémoire et notre rapport au monde à travers un filtre cognitif. Pourquoi les étrangers et les migrants sont-ils victimes de préjugés ? La réponse serait parce que « notre cerveau fait un tri et n’accepte pas ce qui dérange notre cohérence intérieure ». Il éclaire son propos par une citation de Pierre Claverie « la vraie rencontre ne peut arriver que si j’accepte que l’Autre est porteur d’une vérité qui me manque ».

Quant à la parole des institutions, si l’on prend l’exemple du scandale de la pédophilie, il estime qu’il faut faire la distinction entre l’Église porteuse d’un Message et l’Église comme institution. De son point de vue, l’institution écarte souvent ce qui la gêne.

Pour Monseigneur Albert Rouet, l’institution est un squelette et l’on sait que sans squelette rien ne peut tenir debout. Toutefois, il précise que ceux qui parlent au nom d’une institution sont souvent mus par leur propre peur d’où cette impression de fausseté. L’institution n’est pas une parole, elle a pour rôle d’instituer et si elle ne rend pas libre, elle a perdu son rôle.

Aux questions posées par le public sur le degré actuel de violence et de perte de confiance, Monseigneur Albert Rouet explique que nous sommes passés d’une parole engagée à une parole anonyme. On dit « je » mais en réalité c’est « on » qui est signifié.

La réalité, c’est que beaucoup de personnes disent « je » mais en fait elles expriment le reflet de leur appartenance, de leur position. Elles sont piégées dans un discours déjà constitué ce qui conduit à l’explosion. L’anonymat, trop de « on » dans les discours induit la violence comme toujours plus de mondialisation induit toujours plus de revendications identitaires.

On ne peut dire « je » que par un gros effort pour sortir de l’anonymat, du « on ».

On sait que le pluralisme de la parole est la situation normale d’une société démocratique. L’espérance se trouve donc dans les lieux d’échanges, de dialogues vrais où les personnes travaillent pour prendre le recul nécessaire et dire « je » (comme à l’ARES par exemple).

Monsieur Jean-Claude Guillebaud rejoint ce point de vue en précisant que pour sa part il préfère être optimiste et dire qu’il a l’Espérance car c’est ainsi que l’on peut « jouer un rôle dans l’évolution des choses et du temps ».

Suivre les autres résonne faux et engendre violence et suspicion. Alors, comment réparer le dialogue et la confiance ? Pour lui, le dialogue et la confiance sont toujours là car nécessaires aux échanges, à l’économie et à la vie quotidienne.

Rien n’est perdu et il préfère citer Albert Camus qui dans la phrase suivante porte cette espérance : « La génération précédente était soucieuse de refaire le monde. La suivante essaiera qu’il ne se défasse pas ».

Monseigneur Albert Rouet, termine ce débat en reprenant les thèmes évoqués au cours de la soirée et en proposant quatre séries de mesures comme pistes de solutions.

Oui, il est vrai que tout le monde se plaint. On n’écoute plus les handicapés, les malades, les personnes seules. On est rentré dans un monde administré qui fait appliquer le règlement. La pluralité des langues nécessiterait des traducteurs et des lieux où l’on peut parler, se comprendre et non des lieux artificiels comme les cellules d’écoute qui se multiplient.

Les quatre solutions qui pourraient être proposées sont les suivantes :

– ramener les décisions à l’échelle où les problèmes se posent en responsabilisant les communes, les départements et en réapprenant la démocratie locale ;

– apprendre la vie en communauté dès l’enfance comme cela se fait dans les clubs sportifs sous réserve que ces clubs ne deviennent pas des « usines à champions » ;

– réapprendre la pluralité des langues et trouver la place dans les programmes scolaires pour l’apprentissage du dialogue ;

– redistribuer de façon plus juste les richesses produites.

Pour conclure, Monseigneur Albert Rouet ajoute que les paroles et les actes n’expriment pas tout. L’art et la poésie sont également des moyens d’accéder à la connaissance tout comme la  beauté du monde décrite par Monsieur Jean-Claude Guillebaud dans son dernier ouvrage*.

L’ARES, le 18/12/2019

*« Sauver la beauté du monde »

Excellent  article  de EWANEWS    voir le lien suivant

http://www.ewanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=6125:2019-12-12-16-32-30&catid=5:terrassonnais-societe

 

 

 

Présentation par Henri Delage

 

 

 

La  salle

 

 

 

 

Jean Claude  Guillebaud

Monseigneur   ROUET    à droite

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Nov 05

27 novembre 2019 La vie des Chétiens au Moyen-Orient

 

Le 27 novembre 2019

REALITES DES CHRETIENS DU PROCHE-ORIENT

Il a fallu rajouter des sièges pour que tous puissent rencontrer le P Christophe Lafaye !!! Il est invité pour animer un débat sur les réalités historiques et contemporaines des chrétiens du Proche-Orient. Il possède une double légitimité pour cela : il est spécialiste des religions et il a vécu lui-même en Palestine et Israël.

La soirée s’est déroulée en 2 parties :

  • L’histoire et les traces actuelles qu’elle a laissées.

  • Les réalités plus spécialement du Liban. Cet approfondissement a été rendu possible par la présence très opportune de libanais et de personnes ayant vécu plusieurs années au Liban.

L’histoire des Chrétiens du Proche-Orient.

Au temps des apôtres (vers 50 a.c.) il se crée 5 patriarcats.

Jérusalem avec une communauté judéo-chrétienne; de langue araméenne et suivant les pratiques de la Loi juive

Antioche sur la côte sud de la Turquie actuelle avec Pierre et les premiers païens convertis

Rome où Pierre et Paul se rejoignent par leur martyr.

Alexandrie (Egypte) dans une population grecque. A la suite de Marc

Byzance/Constantinople qui persistera comme capitale de l’Empire romain d’Orient jusqu’en 1453 (prise par les Turcs)

Hors Empire romain, existe une très importante communauté, l’Eglise de Perse (empire sassanide). Elle est de même importance, a autant d’évêques que l’Eglise intra-frontières de l’empire

Ces patriarcats vont se morceler au gré de l’Histoire, des langues et des peuples mais surtout de divergences théologiques éclatant lors des conciles (conciles= assemblée de tous les évêques)

1- Eglises des 2 conciles (c a d Eglise n’adhérant pas au 3° concile) : Nestoriennes

*Eglise assyrienne : en Irak et Syrie connaissent un énorme essor jusqu’en Asie, Chine, Inde (tombe de St Thomas à Madras en Inde). Actuellement 400 000 personnes au Proche Orient, 4M en Inde

*Eglise Chaldéenne d’Irak rattachés à Rome en 1552. De langue araméenne, ayant gardé leur liturgie et leurs habitudes (prêtres mariés…). Ils sont 1,5M au P.O. et expatriés à la suite des persécutions actuelles

2-Eglises des 3 conciles dites monophysites (1 seule nature du Christ)

*Eglise syriaque : 5,5M dans le monde avec une forte proportion d’expatriés.

*Eglise arménienne : première nation chrétienne (en 301). Victimes premières du génocide (1915-1923) ayant détruit 2/3 de la communauté dans les frontières de la Turquie. Ils sont 6M dont 3M en Arménie.

Eglises coptes : (copte = Egyptiens). Ils sont les descendants de la population d’origine, la population du temps des pharaons.

8 à 10M en Egypte (victimes de persécutions périodiques) plus une diaspora (7 à 10M). Ils ont un pape. Une minorité de l’Eglise copte est rattachée à Rome.

Les coptes d’Ethiopie : 40M débordant au Soudan et en Erythrée.

3-Eglises des 7 conciles.

Séparation entre Rome et les Orthodoxes en 1054.

Les Eglises orthodoxes sont des Eglises « autocéphales » c à d indépendantes, avec un patriarcat attaché à chaque pays (Russie, Ukraine, Bulgarie, Grèce…). Elles coopèrent généralement avec les autorités politiques du pays. Rite de St Jean Chrysostome en arabe et en grec

Elles sont, théoriquement, coordonnées par le patriarche de Constantinople. Mais ce patriarcat est modeste par sa taille et le nombre de ses fidèles. Les puissants patriarcats (Russie…) tiennent peu compte de ses avis. Excellente entente entre Rome et les successifs patriarches d’Antioche.

Toutes les Eglises du monde ont des communautés, parfois trés modestes, présentes au P.O. : Rome, Eglise réformée, évangéliques, anglicans… Il existe aussi des communautés chrétiennes issues de l’immigration de travail (Philippins, Indiens…).

Eglise en Irak.

Les chrétiens sont passés de 1,2M à 250 000 à la suite des exactions de Daesh. Par exemple Karakosh, ville chrétienne, a été rasée. Les habitants, avertis, ont fui la veille vers Mossoul, autre grande ville chrétienne, puis vers le Kurdistan. Beaucoup se sont ensuite expatriés, fuyant en passant par le Liban ou la Turquie. Les familles ont perdu tous leurs biens immobiliers ou mobiliers. Plusieurs familles ont été accueillies en Dordogne aidées et entourées par des bénévoles.

Eglise au Liban : histoire et géopolitique : expliquée par un libanais [opinion et parole libres]

« L’histoire du Liban c’est 13 siècles de souffrances, d’oppression, de massacres » … « Il fallait payer la djizîa (impôt lourd réservé aux non musulmans) »

« Le peuple libanais, la nation libanaise n’est pas une construction récente mais une réalité très ancienne ». Cette communauté est structurée autour de 3 piliers, 3 héritages : grec (philosophie, liberté…), romain (état de droit) et chrétien. Toutes les sensibilités se sont réfugiées au cours des siècles au centre du pays dans les Monts Liban. Dans ce petit pays, un peu plus étendu que la Dordogne, la montagne est un repaire difficile à envahir : le sommet (3083m) est distant de seulement 80Km de la côte. Les vallées sont donc très étroites et abruptes, facilement défendables.

Les chrétiens sont « l’Eglise maronite » à la suite de Saint Maron (120 a.c.). Elle est en communion avec Rome. Les libanais ont, depuis toujours, entretenu des liens culturels, commerciaux, humains, avec l’Europe et plus particulièrement avec la France qui est depuis longtemps le protecteur du Liban. Ils sont devenus minoritaires (40%) dans leur propre pays.

« Le Liban est un ilot chrétien au milieu d’un océan musulman pour qui il est inimaginable qu’il persiste des chrétiens de culture arabe ». « Il y a eu des massacres horribles par les omeyades puis les abbassides puis les mamelouks puis les ottomans ». « Le Grand Liban créé par le Gal Gouraud en 1920 a été le coup fatal, intégrant la Bekaa au pays » (la plaine de la Bekaa est peuplée de chiites)

Beaucoup de différences fondamentales sépareraient les chrétiens de leurs compatriotes musulmans : par exemple la philosophie, le questionnement, la pluralité d’opinion et de Foi sont incompatibles avec l’islam qui est décrit comme totalitaire.

Les réfugiés, à la suite des différents conflits dans les pays voisins, sont très nombreux (Palestiniens, Syriens, Irakiens…), aussi nombreux que les libanais : la position des chrétiens s’en trouve très affaiblie. Le Liban est toujours sous contrôle d’une puissance étrangère (actuellement la Syrie et l’Iran par le Hezbollah). Les maronites s’allient donc avec l’une ou l’autre faction pour pouvoir subsister. Cette situation précaire entraine une forte émigration avec des diasporas importantes en France, aux Etats-Unis, Canada, Australie…

Les musulmans sont séparés en 2 communautés : les sunnites et les chiites. Ces 2 communautés se font une guerre féroce, fondement des guerres actuelles (Syrie, Irak…). Elles sont sponsorisées par l’Arabie Saoudite pour les sunnites et l’Iran pour les chiites. Cette guerre dure depuis la première génération après la mort de Mahomet (632) et sa succession. Les chiites sont une communauté organisée avec des responsables et une conduite prévisible, à l’opposé des sunnites.

« Le Liban est en fait un pays sous tutelles successives, avec des alliances variables, pour survivre »

Discussion :

*Témoignages et réalités de l’aide, très importante, apportée par les Eglises pour le développement de l’enseignement et de la culture. Ecoles ouvertes à toutes les religions.

*La situation en Iran : libertés, tolérance, organisation de l’Etat…

*Témoignages et échanges sur les lieux majeurs du Liban. Liturgie maronite.

*Différences et origine du schisme sunnites / chiites

*Avenir des chrétiens au P.O.

*Avenir du Proche Orient

*Ingérences et interférences des puissances extérieures ; poids des lobbies économiques, en particulier liés au pétrole.

*Dangers du communautarisme, exportation des conflits ; en particulier vers la France ? …. Etc

Prochaine rencontre : Jeudi 12 Décembre au centre socioculturel du Lardin, 20h

Jean Claude GUILLEBAUD et Mgr Albert ROUET

LA PAROLE ET LES ACTES

Notre    conférencier

 

 

 

 

 

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Sep 17

LE DEUIL le 26 septembre 2019

Bonjour,

L’ARES reprend ses activités et vous attend jeudi 26 septembre à 20 h

 

Salle Saint Laurent (Bersac) – LE LARDIN  

 

 

LE DEUIL

 

« Les forces qui font vivre »

avec

 

                                                               Dr Geneviève DEMOURES (psychogériatre

 

 

Le deuil …c’est-à-dire les forces qui font vivre (plan de l’intervention du Dr Geneviève DEMOURES)

ARES le 18 septembre 2019

Les étapes du deuil :
Universelles mais dépendantes des histoires personnelles et du vécu de chacun
Plus qu’un travail c’est un cheminement personnel chacun à son rythme avec des étapes qui ne se déroulent pas forcément dans l’ordre, qui peuvent se chevaucher…
Elisabeth KUBLER ROSS, dans son ouvrage en 1969, a défini 5 étapes qui sont une série d’émotions ressenties par les malades face à un diagnostic sévère, ou en fin de vie mais aussi par les proches face à un deuil qui les touche

Choc et déni : réaction temporairement salvatrice à une douleur insurmontable « ce n’est pas possible »
Phase brève mais qui peut devenir pathologique si la personne n’est pas en capacité d’y mettre fin

Colère : révolte contre une injustice
Tentation de désigner un responsable
Entre accusations et culpabilité
Etape très douloureuse et délicate à traverser
Négociation (marchandage) : face à une telle frustration la personne confrontée à l’irréversibilité va tenter de négocier un éventuel retour du disparu de manière irrationnelle

Dépression : incapacité d’affronter le quotidien
Aucune issue à la sortie de la souffrance
Repli sur soi passivité cette phase doit alerter si elle dure et se différencie du chagrin que l’on éprouve de manière bien légitime après le décès d’un proche

Acceptation : trouver en soi les forces, les ressources pour sortir de l’isolement et envisager à nouveau la présence des autres
Prendre de la distance face au chagrin et reprendre le cours de sa vie sans pour autant oublier l’être absent
Période de reconstruction émotionnelle
Faire sens ou plutôt retrouver du sens
Capacités de résilience, dire son chagrin
Le rôle des autres dans l’écoute et l’accompagnement
Selon les Croyances et les valeurs (résurrection, vie éternelle, réincarnation..)
Selon âge du défunt et son histoire personnelle
Mais il y a des limites …PAS D’AGE POUR PERDRE UN PARENT
Et pourquoi y aurait-il un âge pour mourir ?
Deuil de soi-même, conscience de sa propre finitude fin des rêves et de ce qu’on avait imaginé de son avenir
Selon deuil brutal ou après une maladie plus ou moins longue
Question du don organes se pose … pouvoir anticiper
Le moment de la mort : y a-t-il eu souffrance ou pas,
Les rituels pour traverser le moment de la séparation
La présence des proches … empathie
Directives anticipées, dernières volontés, testament de vie ?
Pouvoir exprimer ses émotions face au « scandale » de la mort
Ce n’est pas être infidèle que de trouver encore des forces de vie
Pouvoir survivre en aidant les autres à surmonter leur propre désespoir (Elie wiesel)
Passage d’un état à un autre quelles valeurs spirituelles ?
Question de l’au-delà ? permanence du défunt dans notre histoire
Consolation ce beau mot qui évoque toute la tendresse …
Pourquoi meurt-on ? mais plutôt Pourquoi vit on ?
DISCUSSION / DEBAT
*Témoignages de mères endeuillées. Bouleversement de leur vie, difficultés à vivre puis à se reconstruire ; voies de la résilience ; nécessité d’être en relation avec son entourage ; relations apaisées avec le défunt qui reste présent, autrement, dans leur vie. « L’amour ne meurt pas ». « Le plus grand cadeau c’est de nous écouter ». »Il faudrait choisir la vie »
*Présentation par Hélène Plaud de « Jonathan » : association de parents et de frères et sœurs vivant l’épreuve du deuil. Lieu de parole et de soutien. « Jonathan Dordogne » : Hélène PLAUD (06 83 27 70 79 / helene.plaud@wanadoo.fr) A Sarlat existe le « Café Deuil » 18 rue Thiers se tenant le dernier Lundi du mois.
*Rites passés et présents du deuil : apports et soutien.
*Déni actuel, civilisationel, de la mort. Faut-il se préparer, à mourir ? « Quel prix je donne à ma vie ? Quel sens je donne à ma mort ? »

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Juin 15

Photos de l’apéritif dinatoire du 14 juin 2019

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Juin 04

Assemblée Générale 14 juin 2019

Bonjour,

Nous confirmons notre rencontre :

« APERITIF DINATOIRE le Vendredi 14 juin à 18 h (salle St Laurent) »

          Participation  libre

Cette rencontre permettra de faire le bilan 2018/2019 et d’orienter les sujets 2019/2020.

La présence de chacun est nécessaire car votre avis est important.

Pour tenir compte de vos préférences et de vos besoins il est nécessaire que vous nous indiquiez :

1-Quelle rencontre vous a le plus attiré de la saison 2018/2019 ?

2-Quelle rencontre vous a donné le plus à penser (« ..jusqu’à être capable de changer d’avis.. »)

En pièce jointe la liste des huit rencontres de l’année passée.

Pour dire vos choix vous pouvez répondre à ce mail (Questions 1 et 2) si vous êtes dans l’impossibilité de venir partager vos réflexions et un moment convivial ce vendredi 14 juin. Si vous êtes avec nous pour ce temps de détente et de travail nous en reparlerons.

Amicalement

Personnes au service de l’ARES (ares-perigord.fr)

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Juin 01

23 mai 2019 Désirs (ou non) d’enfant/ PMA et GPA »

Résumé de la conférence désir d’enfant de Terrasson du Jeudi 23 Mai 2019

Docteur Nadine Grafeille
Médecin sexologue et Psychiatre
Directeur d’enseignement de sexologie
Université de médecine de Bordeaux

Autrefois on formait un couple et l’enfant arrivait ou n’arrivait pas; c’était l’accomplissement de l’amour ; c’était naturel

Quelques chiffres pour se situer :
*Au Paléolithique moyen il y avait environ 2 millions d’individus sur la terre. Actuellement nous sommes à 7,5 milliards
* 28/12/1967: loi Neuwirth relative à la contraception.
* 1/09/1968 lettre encyclique «  Humanae Vitae » de sa sainteté Paul VI sur la régulation des naissances L’impact religieux sur le désir d’enfant était sûrement très important il y a encore ½ siècle.
* 17 janvier 1975 loi Simone Veil sur avortement
* 2019 : l’âge moyen du mariage est de 30 ans et celui du premier accouchement est de 30,3
Plusieurs facteurs d’évolution ont joué un rôle important dans le désir :
*La fonction « désir/plaisir » s’est progressivement différenciée de la fonction de reproduction
*La contraception avec la prise du pouvoir par la femme  et sa demande du droit au plaisir
Idées importantes
1°) Autrefois l’enfant était une richesse et une nécessité
Actuellement l’enfant est passé de « nécessaire » à « choisi » ce qui a bouleversé les priorités pour le couple.
2°) La courbe de Gauss concernant la fertilité montre que le meilleur moment pour procréer se situe entre 19 et 29 ans puis diminue fortement dès 33 ans et s’effondre vers 39 ans.
3°) La possibilité de concevoir à chaque cycle (appelée fécondabilité) est de 25% à 25 ans, de 12% à 35 ans, de 8% à 40 et 2% vers 42 ans
4°) Les chiffres: (2015) coût global de l’aide à la conception est environ de 300 millions d’euros/ an.
*1 couple sur 5 a des problèmes
*140 000 femmes recourent à la procréation médicalement assistée
*Résultats satisfaisants de 21 à 27%

A quoi sont dus ces problèmes d’hypo fécondité ?
* Réserve ovarienne diminue avec le temps.
*L’ovule vit 12 heures alors que les spermatozoïdes vivent dans les cavités féminines 2 à 5 jours
*Les relations sexuelles s’espacent avec la durée de vie du couple
*Le syndrome de Mathusalem (W. Pasini)

Quelle est la sexualité de ces couples ?

• des troubles sexuels peuvent engendrer une infertilité (vaginisme, éjaculation ante portas)
• les difficultés à procréer entraînent toujours des problèmes sexuels plus ou moins durables.
• S’il survient un désaccord dans le couple ou lorsque les problèmes d’infertilité apparaissent, les obligations s’enchaînent avec leurs cortèges de difficultés:
1°) faire un bilan en premier lieu
* prises de sang
* spermogramme
* test post coïtal
2°) Les investigations chirurgicales
3°) Parfois une stimulation hormonale est nécessaire et (douleurs, peur , fatigue, bouffées de chaleur)
4°) Les résultats :
• Dans 30% des cas la cause des difficultés est féminine et les difficultés sexuelles arrivent : troubles du désir, du plaisir, anorgasmie, parfois dyspareunie voire vaginisme
• Dans 30% des cas elle est masculine  et les problèmes sexuels sont des troubles de l’érection (du désir, le devoir devient corvée), des troubles de l’éjaculation voire des douleurs.
• Dans 40 % des cas c’est le couple (dont 10% sont inexpliqués dit alors psychologiques)
• Souvent la baisse du désir s’installe alors qu’il est nécessaire d’augmenter la fréquence des rapports sexuels d’où conflits

Conclusion
Le désir d’enfant est un désir très puissant en témoignent
• l’acceptation de toutes ces démarches difficiles.
• l’existence de grossesses dites nerveuses.
• les rapts de nourrissons ou d’enfant très jeunes.
• les dépressions et tentatives de suicide post annonce de stérilité.
• les divorces et remariages pour procréer.
• L’augmentation des demandes d’adoption.
• La demande de légalisation des mères porteuses.

Bibliographie

1. Bidlowski Monique désir d’enfant
2. Dawkins Richard Théorie des gènes égoïstes Odile Jacob 2003
3. Grafeille Nadine 333 questions réponses sur la sexualité Plon 2005 et l’ amour longtemps Plon 2006
4. Habib Claude Le goût de la vie commune Paris Flammarion 2014
5. Harrison Médecine Interne tome 2 (18° édition Lavoisier 2013)
6. Miguel Jean Sexualité et fertilité, Manuel de sexologie Masson septembre 2007
7. Mimoun Sylvain, Rica Etienne Sexe et sentiments Albin Michel Février 2004
8. Pasini Willy A quoi sert le couple ? Odile Jacob Novembre 1996
9. Vincent Jean Didier Biologie du couple Rober Laffont Mars 2015

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QUESTIONS / REPONSES / TEMOIGNAGES : ont été discutés

• Procréation Médicalement Assistée
• Gestation Pour Autrui (et grossesse pour autrui) : mères porteuses
• L’adoption d’enfant
• Traitements de l’infertilité
• Personnes trans-sexuels : causes et prise en charge
• Homosexualité : hypothèses sur l’origine
• Droits de l’enfant (différent de droit à l’enfant)
• Environnement, pollution et fertilité.

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Avr 24

10 avril 2019 Laïcité et Liberté en 2019

 

Pour sa 70ème rencontre, l’ARES accueillait Madame Régine Anglard, enseignante à la retraite, Conseillère Départementale du canton de Terrasson, Vice-présidente du Conseil Départemental chargée de la culture et de la langue occitane et Monseigneur Albert Rouet, archevêque émérite, théologien, philosophe, auteur de nombreux ouvrages de réflexion et engagé depuis toujours au service de la formation des jeunes.

Pour débuter le débat, le principe politique et juridique de la laïcité a été rappelé en s’appuyant sur les textes que l’on doit aux législateurs qui l’ont établi de 1789 à 1958.

Il s’agit des articles 1,2,3,10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme, des articles 1 et 2 de la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État et enfin de l’article 1 de la constitution de 1958 qui rappelle que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Telle qu’elle est énoncée dans ces textes fondamentaux, la laïcité garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, la possibilité d’exprimer ses pensées, ses opinions dans les limites de la liberté d’autrui.

Toutefois, ces textes sont à intégrer dans une évolution historique rappelée par Monseigneur Albert Rouet. Le principe de laïcité a été introduit par :

– les guerres de religion et l’Édit de Nantes qui a institué la coexistence entre le catholicisme et le protestantisme,

– les philosophes du 18ème siècle,

– et le Concordat de 1801, sous Napoléon, qui a organisé les rapports entre les religions et l’État. Seules quatre religions sont reconnues :

le catholicisme, le protestantisme réformé, le protestantisme luthérien et le judaïsme.

Le régime concordataire a été abrogé par la Loi de 1905 sauf en Alsace-Lorraine.

Mais depuis 1905, la France accueille des religions géographiquement et historiquement nouvelles comme l’Islam (devenue la 2ème religion en France), le bouddhisme ou encore l’orthodoxie qui ont désormais leur place dans le paysage français.

L’État entretient des relations avec les représentants des quatre anciens cultes reconnus mais aussi avec l’union bouddhiste de France, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et le Conseil français du culte musulman.

L’État traite, en principe, toutes les confessions religieuses de façon égale.

Selon Madame Régine Anglard et Monseigneur Albert Rouet, la laïcité est à la fois un idéal de tolérance et une organisation de la société qui sépare ce qui est du domaine privé, la Foi, de l’action publique qui est neutre.

Lors des échanges entre les deux invités et le public, les principales questions posées ont porté sur :

– les critères qui permettent de distinguer les sectes des religions,

– la gestion des lieux de culte,

– les demandes de non-mixité dans les lieux publics, les signes et tenues par lesquels les élèves manifestent leur appartenance religieuse, les demande de repas différents dans les services de restauration collective.

D’une manière générale, certaines pratiques religieuses et coutumes ont des conséquences dans l’organisation et la vie de la cité. Elles sont souvent source d’inquiétude.

Or, l’État veille à ce que ces pratiques ne remettent pas en cause l’ordre républicain ou qu’elles ne créent pas de trouble à l’ordre public.

Pour la question concernant la gestion des lieux de culte, les échanges ont permis de préciser que depuis 1905, les cathédrales appartiennent à l’État, les églises, temples et synagogues aux communes qui ont la charge de leur entretien.

Pour ce qui concerne les lieux de culte musulmans, une difficulté apparaît pour connaître la structuration de l’Islam en France et trouver une institution représentative de l’ensemble des musulmans.

Quant au sujet concernant le port de signes ou tenues, on a pu constater combien il a passionné les débats par le passé et continue à questionner. Or, chacun sait qu’il est encadré par la Loi du 15 mars 2004 qui interdit le port de tout signe religieux «ostensible» dans les écoles, collèges et lycées.

Madame Régine Anglard a enrichi la réflexion sur ce thème en présentant l’exemple d’une jeune fille de 12ans qui a changé subitement de tenue et est venue dans une association vêtue de noir et coiffée d’un foulard.

Pour la dissimulation du visage, il convient de se référer à la Loi du 11 octobre 2010 qui l’interdit dans l’espace public en se fondant non sur le principe de laïcité mais sur la sécurité publique.

En France, tout comportement portant atteinte à l’égalité entre femmes et hommes et à la dignité humaine est inacceptable et peut être regardé comme discriminatoire. On comprend donc que dans ce contexte, les demandes de non-mixité, et le port du voile soient ressentis comme des signes de soumission ou d’effacement de la femme. L’excision, l’infibulation et les mariages forcés sont difficiles à aborder et à comprendre surtout lorsque l’on fait référence aux « Livres sacrés » pour expliquer ces différentes pratiques.

*****

En conclusion, la vie ensemble est souvent rendue difficile par toutes ces différences que l’on voudrait imposer à la communauté. Or, en France l’avenir de la laïcité passe par la conservation de ce socle bâti autour de la Loi de 1905. Il s’agit d’un acquis « fragile toujours à défendre et à développer ». Pour Madame Régine Anglard, l’école est un lieu de confrontation possible, protégé, « où les enfants peuvent orienter toute leur attention vers la connaissance, l’instruction et la culture ».

Pour Monseigneur Albert Rouet, la loi de 1905 est également un texte de référence qu’il convient de préserver. Toutefois, afin de mieux comprendre les autres, leurs différences et leurs croyances il conviendrait d’enseigner  non la religion mais le fait religieux.

Le choc du modernisme a un impact sur l’Islam qui ne peut pas échapper à certaines questions.

« L’Islam comme les religions orientales ont un travail à faire et devraient tenir compte des acquisitions de la science en particulier pour connaître dans quel contexte et avec quelles sources les textes sacrés ont été écrits ».

Enfin, les deux invités de l’ARES ont terminé cette rencontre en s’accordant sur le fait que la laïcité n’a plus de sens s’il y a trop d’injustices ou d’inégalités sociales.

Tous deux ont rejoint une participante qui a évoqué l’impossibilité d’aller vers les autres pour échanger quand « le 15 du mois le frigo est vide ».

Pour cohabiter de façon paisible et faire des choses ensemble, il est nécessaire d’aller vers une plus grande justice sociale et une compréhension des différentes cultures qui enrichissent notre pays.

 

 

 

 

 

 

 

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Mar 19

13 mars 2019 Le DON D’ORGANES

Centre socioculturel Le Lardin le 13 mars 2019 (100 participants)

DON D’ORGANE EN VUE DE GREFFE / DON DE VIE

(Dr Elias KARAM)

L’objectif de cette soirée n’est pas de faire du prosélytisme pour ou contre les dons d’organe mais d’éclairer les personnes sur les conditions et les enjeux et les inciter à dire à leurs proches leur volonté

Les greffes d’organe et de tissus sont un progrès majeur de la médecine. Les objectifs de l’Agence de Biomédecine est d’augmenter cette thérapeutique. Cette chirurgie est le seul moyen de réparer un organe vital et de rétablir une fonction. A défaut de greffe les personnes sont condamnées à court terme.

A Brive, l’année dernière 9 donneurs ont offert leurs organes :un donneur donne plusieurs organes et sauve autant de vies.

Le processus du don/greffe commence en service de réanimation où le décès (irréversible) d’un patient est constaté et prouvé (encéphale sans irrigation à l’IRM ; eeg plat 2 fois de suite ; pas de respiration spontanée). La décision est collégiale. La décision est difficile pour la famille car le décédé, ventilé et circulation artificiellement maintenue, a un aspect « normal ». Cependant la décision doit être prise en urgence.

Des examens (recherche de pathologie ; groupage tissulaire HLA…) sont effectués et adressés à l’Agence de Biomédecine (nationale) qui recherche dans son fichier un receveur potentiel compatible. Le patient est descendu au bloc et on garde une circulation normo thermique régionale avec perfusion des organes.

L’équipe qui doit greffer est avertie et, toujours dans l’urgence, contacte le receveur puis prend l’avion pour venir prélever à Brive. Le temps est très limité (4h pour le cœur)

Il s’agit d’actes très techniques avec des contraintes médico-chirurgicales, légales et exigeantes pour conserver la dignité de chaque personne.

En France le consentement est présumé témoignant de la solidarité. Chaque Français est donneur potentiel mais chacun peut, si il le désire, s’inscrire sur le Registre National de Refus en imposant les conditions de son choix (ne veut pas donner tel organe, pas à tel ou tel…). Cette décision est toujours révocable. La carte de donneur ne fait pas foi (la personne a pu changer d’avis entre temps).

L’avis de la famille est toujours demandé avant le début du processus : elle peut s’opposer au don mais doit rendre compte des conditions dans lesquelles la personne a dit son choix de refuser le don.

En pratique il ne peut pas être fait opposition au refus de la famille. Pour éviter des difficultés de choix, dans un temps dramatique et en urgence il faut en parler clairement à ses proches, avant, quand tout va bien.

Le don est solidaire, gratuit, anonyme, fraternel et citoyen.

Actuellement il existe en France 30% de refus (15% en Espagne)

Greffes : actuellement 60 000 personnes vivent en France grâce à une greffe. Il y a 5780 greffes d’organe par an. Sont greffés : rein (3500) ; foie (1374), cœur (467), cœur/poumon, poumons (378), pancréas (96).

A Brive les prélèvements se font sur des personnes à cœur battant (et encéphale mort). Se développe actuellement les prélèvements sur cœur arrêté, décédés, pour lesquels les soins sont « déraisonnables » et les chances de survie nulles.

Les greffons sont insuffisants pour couvrir les besoins : 4000 personnes décèdent en Europe (400 en France) par manque de donneur chaque année

Témoignage plein de vie d’une personne greffée depuis 7 ans : greffe alors que le pronostic vital était engagé à court terme. L’essoufflement était très important rendant la vie très difficile et inconfortable. Il a reçu un appel en urgence du CHU de Bordeaux. La prise en charge a été immédiate, l’opération indolore… le réveil plus délicat. Depuis il a une vie personnelle et sociale normale moyennant la prise d’1 comprimé matin et soir. Il fait du sport, voyage, mange… normalement.

Il pense souvent à la personne qui lui a fait cadeau de ses organes et par là de la vie. Par respect pour elle et pour le travail effectué il suit une hygiène de vie sérieuse (n’empêchant pas quelques écarts)

Seule contrainte, il effectue un bilan très approfondi tous les trimestres au CHU

Dr Karam : « les greffé ont 2 dates de naissance : le jour de l’état civil et le jour de leur greffe. Ils manifestent une reconnaissance éternelle. La greffe est la dernière chance ». « C’est un travail d’équipe très long, très technique, très précis. Mais qui donne de très grandes satisfactions ».

La greffe est rentable : elle évite des décès imminents, elle rend une qualité de vie excellent et est même économiquement positive : une greffe de rein est moins onéreuse que des dialyses trihebdomadaires, à vie !

Donneurs : Il existe obligatoirement un grand respect pour la famille, sa souffrance, des convictions, ses volontés. C’est une décision difficile dans un contexte affligeant et dans un délai très court.

Tout Français est un donneur potentiel (sauf opposition). L’âge n’est pas une contre indication (jusqu’à 93 ans !!!), ni le diabète ou l’alcoolisme. Seule contre indication au don l’état infectieux ou cancer.

Témoignage plein de courage et d’altruisme d’une femme ayant perdu son époux il y a 4 jours, dramatiquement. Il est justement décédé dans le service du Dr Karam. Elle dit le climat apaisant, qui réconforte de ce service de réanimation. Elle est bien sûr effondrée par le passage du cher disparu mais trouve dans le prolongement sur la Vie (la vie de plusieurs personnes), dans l’utilité de ce don, dans l’accueil et l’accompagnement de l’équipe, des germes de résilience, d’espérance.

Après greffe, le rein à une demi-vie de 12 ans : après on peut greffer à nouveau. Pour d’autres organes la vie d’un organe greffé peut excéder largement les 20 ans.

Le corps est rendu aux familles dans un état de présentation parfait pour suivre des obsèques habituelles.

Donneurs vivants : C’est une technique qui se développe : essentiellement rein (537/an) et foie (14/an). Le don vient de la famille stricte ou d’un ami de plus de 2 ans. Il ne peut y avoir de contre partie financière ou d’une forme de contrainte.

Greffe de tissus : Prélevés aussi après décès : peau, cornée, os, tendons, fascias, artères et veines.

Ce n’est pas un acte médiocre. Il sauve de façon certaine des vies : la peau pour les brulés (100% de décès sans greffe si plus de 60% de peau brulée), infection de prothèse osseuse, infection de prothèse vasculaire, pathologie oculaire. Greffe de valve cardiaque (malformations congénitales qui permettent une vie normale jusqu’à l’adolescence où la situation se dégrade rapidement avec pronostic vital)

Questions diverses :

*Le don de sang avec ses valeurs : don, gratuité, citoyenneté, fraternité prépare et facilite les dons d’organe (Eric Grandchamp)

*En Europe le don d’organe est partout gratuit : ce n’et pas le cas en Amérique du Sud (et du Nord), Asie, Moyen Orient…

*La race, l’ethnie, la religion… n’interviennent pas : l’important est la compatibilité HLA qui n’a rien à voir avec ces critères.

*Il existe une agence européenne et si un organe ne trouve pas preneur en France il est proposé aux autres pays.

*Les jeunes donneurs peuvent offrir beaucoup d’organes : ils sont multi donneurs.

*Les enfants peuvent être donneurs (cas très déchirants) ; il faut l’accord des 2 parents ; ou du tuteur

*Personnes isolées sans famille connue : recherche très active d’une parenté (mais urgence !!!)

La greffe d’organe nécessite le don d’un organe mais est aussi un don d’amour. Les critères de priorité de greffe ne sont en aucun cas la fortune, la puissance ou la célébrité : ce sont des critères médicaux et une priorité est donnée aux urgences et aux plus jeunes.

 

 

Dr     Elias     KARAM

Témoignage de Mme LABORDE

 

Témoignage   de Mr  Xavier  SAUTET

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