Nov 13

12 decembre 2019 La Parole Les Actes

 

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Nov 05

27 novembre 2019 La vie des Chétiens au Moyen-Orient

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Sep 17

LE DEUIL le 26 septembre 2019

Bonjour,

L’ARES reprend ses activités et vous attend jeudi 26 septembre à 20 h

 

Salle Saint Laurent (Bersac) – LE LARDIN  

 

 

LE DEUIL

 

« Les forces qui font vivre »

avec

 

                                                               Dr Geneviève DEMOURES (psychogériatre

 

 

Le deuil …c’est-à-dire les forces qui font vivre (plan de l’intervention du Dr Geneviève DEMOURES)

ARES le 18 septembre 2019

Les étapes du deuil :
Universelles mais dépendantes des histoires personnelles et du vécu de chacun
Plus qu’un travail c’est un cheminement personnel chacun à son rythme avec des étapes qui ne se déroulent pas forcément dans l’ordre, qui peuvent se chevaucher…
Elisabeth KUBLER ROSS, dans son ouvrage en 1969, a défini 5 étapes qui sont une série d’émotions ressenties par les malades face à un diagnostic sévère, ou en fin de vie mais aussi par les proches face à un deuil qui les touche

Choc et déni : réaction temporairement salvatrice à une douleur insurmontable « ce n’est pas possible »
Phase brève mais qui peut devenir pathologique si la personne n’est pas en capacité d’y mettre fin

Colère : révolte contre une injustice
Tentation de désigner un responsable
Entre accusations et culpabilité
Etape très douloureuse et délicate à traverser
Négociation (marchandage) : face à une telle frustration la personne confrontée à l’irréversibilité va tenter de négocier un éventuel retour du disparu de manière irrationnelle

Dépression : incapacité d’affronter le quotidien
Aucune issue à la sortie de la souffrance
Repli sur soi passivité cette phase doit alerter si elle dure et se différencie du chagrin que l’on éprouve de manière bien légitime après le décès d’un proche

Acceptation : trouver en soi les forces, les ressources pour sortir de l’isolement et envisager à nouveau la présence des autres
Prendre de la distance face au chagrin et reprendre le cours de sa vie sans pour autant oublier l’être absent
Période de reconstruction émotionnelle
Faire sens ou plutôt retrouver du sens
Capacités de résilience, dire son chagrin
Le rôle des autres dans l’écoute et l’accompagnement
Selon les Croyances et les valeurs (résurrection, vie éternelle, réincarnation..)
Selon âge du défunt et son histoire personnelle
Mais il y a des limites …PAS D’AGE POUR PERDRE UN PARENT
Et pourquoi y aurait-il un âge pour mourir ?
Deuil de soi-même, conscience de sa propre finitude fin des rêves et de ce qu’on avait imaginé de son avenir
Selon deuil brutal ou après une maladie plus ou moins longue
Question du don organes se pose … pouvoir anticiper
Le moment de la mort : y a-t-il eu souffrance ou pas,
Les rituels pour traverser le moment de la séparation
La présence des proches … empathie
Directives anticipées, dernières volontés, testament de vie ?
Pouvoir exprimer ses émotions face au « scandale » de la mort
Ce n’est pas être infidèle que de trouver encore des forces de vie
Pouvoir survivre en aidant les autres à surmonter leur propre désespoir (Elie wiesel)
Passage d’un état à un autre quelles valeurs spirituelles ?
Question de l’au-delà ? permanence du défunt dans notre histoire
Consolation ce beau mot qui évoque toute la tendresse …
Pourquoi meurt-on ? mais plutôt Pourquoi vit on ?
DISCUSSION / DEBAT
*Témoignages de mères endeuillées. Bouleversement de leur vie, difficultés à vivre puis à se reconstruire ; voies de la résilience ; nécessité d’être en relation avec son entourage ; relations apaisées avec le défunt qui reste présent, autrement, dans leur vie. « L’amour ne meurt pas ». « Le plus grand cadeau c’est de nous écouter ». »Il faudrait choisir la vie »
*Présentation par Hélène Plaud de « Jonathan » : association de parents et de frères et sœurs vivant l’épreuve du deuil. Lieu de parole et de soutien. « Jonathan Dordogne » : Hélène PLAUD (06 83 27 70 79 / helene.plaud@wanadoo.fr) A Sarlat existe le « Café Deuil » 18 rue Thiers se tenant le dernier Lundi du mois.
*Rites passés et présents du deuil : apports et soutien.
*Déni actuel, civilisationel, de la mort. Faut-il se préparer, à mourir ? « Quel prix je donne à ma vie ? Quel sens je donne à ma mort ? »

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Juin 15

Photos de l’apéritif dinatoire du 14 juin 2019

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Juin 04

Assemblée Générale 14 juin 2019

Bonjour,

Nous confirmons notre rencontre :

« APERITIF DINATOIRE le Vendredi 14 juin à 18 h (salle St Laurent) »

          Participation  libre

Cette rencontre permettra de faire le bilan 2018/2019 et d’orienter les sujets 2019/2020.

La présence de chacun est nécessaire car votre avis est important.

Pour tenir compte de vos préférences et de vos besoins il est nécessaire que vous nous indiquiez :

1-Quelle rencontre vous a le plus attiré de la saison 2018/2019 ?

2-Quelle rencontre vous a donné le plus à penser (« ..jusqu’à être capable de changer d’avis.. »)

En pièce jointe la liste des huit rencontres de l’année passée.

Pour dire vos choix vous pouvez répondre à ce mail (Questions 1 et 2) si vous êtes dans l’impossibilité de venir partager vos réflexions et un moment convivial ce vendredi 14 juin. Si vous êtes avec nous pour ce temps de détente et de travail nous en reparlerons.

Amicalement

Personnes au service de l’ARES (ares-perigord.fr)

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Juin 01

23 mai 2019 Désirs (ou non) d’enfant/ PMA et GPA »

Résumé de la conférence désir d’enfant de Terrasson du Jeudi 23 Mai 2019

Docteur Nadine Grafeille
Médecin sexologue et Psychiatre
Directeur d’enseignement de sexologie
Université de médecine de Bordeaux

Autrefois on formait un couple et l’enfant arrivait ou n’arrivait pas; c’était l’accomplissement de l’amour ; c’était naturel

Quelques chiffres pour se situer :
*Au Paléolithique moyen il y avait environ 2 millions d’individus sur la terre. Actuellement nous sommes à 7,5 milliards
* 28/12/1967: loi Neuwirth relative à la contraception.
* 1/09/1968 lettre encyclique «  Humanae Vitae » de sa sainteté Paul VI sur la régulation des naissances L’impact religieux sur le désir d’enfant était sûrement très important il y a encore ½ siècle.
* 17 janvier 1975 loi Simone Veil sur avortement
* 2019 : l’âge moyen du mariage est de 30 ans et celui du premier accouchement est de 30,3
Plusieurs facteurs d’évolution ont joué un rôle important dans le désir :
*La fonction « désir/plaisir » s’est progressivement différenciée de la fonction de reproduction
*La contraception avec la prise du pouvoir par la femme  et sa demande du droit au plaisir
Idées importantes
1°) Autrefois l’enfant était une richesse et une nécessité
Actuellement l’enfant est passé de « nécessaire » à « choisi » ce qui a bouleversé les priorités pour le couple.
2°) La courbe de Gauss concernant la fertilité montre que le meilleur moment pour procréer se situe entre 19 et 29 ans puis diminue fortement dès 33 ans et s’effondre vers 39 ans.
3°) La possibilité de concevoir à chaque cycle (appelée fécondabilité) est de 25% à 25 ans, de 12% à 35 ans, de 8% à 40 et 2% vers 42 ans
4°) Les chiffres: (2015) coût global de l’aide à la conception est environ de 300 millions d’euros/ an.
*1 couple sur 5 a des problèmes
*140 000 femmes recourent à la procréation médicalement assistée
*Résultats satisfaisants de 21 à 27%

A quoi sont dus ces problèmes d’hypo fécondité ?
* Réserve ovarienne diminue avec le temps.
*L’ovule vit 12 heures alors que les spermatozoïdes vivent dans les cavités féminines 2 à 5 jours
*Les relations sexuelles s’espacent avec la durée de vie du couple
*Le syndrome de Mathusalem (W. Pasini)

Quelle est la sexualité de ces couples ?

• des troubles sexuels peuvent engendrer une infertilité (vaginisme, éjaculation ante portas)
• les difficultés à procréer entraînent toujours des problèmes sexuels plus ou moins durables.
• S’il survient un désaccord dans le couple ou lorsque les problèmes d’infertilité apparaissent, les obligations s’enchaînent avec leurs cortèges de difficultés:
1°) faire un bilan en premier lieu
* prises de sang
* spermogramme
* test post coïtal
2°) Les investigations chirurgicales
3°) Parfois une stimulation hormonale est nécessaire et (douleurs, peur , fatigue, bouffées de chaleur)
4°) Les résultats :
• Dans 30% des cas la cause des difficultés est féminine et les difficultés sexuelles arrivent : troubles du désir, du plaisir, anorgasmie, parfois dyspareunie voire vaginisme
• Dans 30% des cas elle est masculine  et les problèmes sexuels sont des troubles de l’érection (du désir, le devoir devient corvée), des troubles de l’éjaculation voire des douleurs.
• Dans 40 % des cas c’est le couple (dont 10% sont inexpliqués dit alors psychologiques)
• Souvent la baisse du désir s’installe alors qu’il est nécessaire d’augmenter la fréquence des rapports sexuels d’où conflits

Conclusion
Le désir d’enfant est un désir très puissant en témoignent
• l’acceptation de toutes ces démarches difficiles.
• l’existence de grossesses dites nerveuses.
• les rapts de nourrissons ou d’enfant très jeunes.
• les dépressions et tentatives de suicide post annonce de stérilité.
• les divorces et remariages pour procréer.
• L’augmentation des demandes d’adoption.
• La demande de légalisation des mères porteuses.

Bibliographie

1. Bidlowski Monique désir d’enfant
2. Dawkins Richard Théorie des gènes égoïstes Odile Jacob 2003
3. Grafeille Nadine 333 questions réponses sur la sexualité Plon 2005 et l’ amour longtemps Plon 2006
4. Habib Claude Le goût de la vie commune Paris Flammarion 2014
5. Harrison Médecine Interne tome 2 (18° édition Lavoisier 2013)
6. Miguel Jean Sexualité et fertilité, Manuel de sexologie Masson septembre 2007
7. Mimoun Sylvain, Rica Etienne Sexe et sentiments Albin Michel Février 2004
8. Pasini Willy A quoi sert le couple ? Odile Jacob Novembre 1996
9. Vincent Jean Didier Biologie du couple Rober Laffont Mars 2015

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QUESTIONS / REPONSES / TEMOIGNAGES : ont été discutés

• Procréation Médicalement Assistée
• Gestation Pour Autrui (et grossesse pour autrui) : mères porteuses
• L’adoption d’enfant
• Traitements de l’infertilité
• Personnes trans-sexuels : causes et prise en charge
• Homosexualité : hypothèses sur l’origine
• Droits de l’enfant (différent de droit à l’enfant)
• Environnement, pollution et fertilité.

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Avr 24

10 avril 2019 Laïcité et Liberté en 2019

 

Pour sa 70ème rencontre, l’ARES accueillait Madame Régine Anglard, enseignante à la retraite, Conseillère Départementale du canton de Terrasson, Vice-présidente du Conseil Départemental chargée de la culture et de la langue occitane et Monseigneur Albert Rouet, archevêque émérite, théologien, philosophe, auteur de nombreux ouvrages de réflexion et engagé depuis toujours au service de la formation des jeunes.

Pour débuter le débat, le principe politique et juridique de la laïcité a été rappelé en s’appuyant sur les textes que l’on doit aux législateurs qui l’ont établi de 1789 à 1958.

Il s’agit des articles 1,2,3,10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme, des articles 1 et 2 de la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État et enfin de l’article 1 de la constitution de 1958 qui rappelle que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Telle qu’elle est énoncée dans ces textes fondamentaux, la laïcité garantit la liberté de croire ou de ne pas croire, la possibilité d’exprimer ses pensées, ses opinions dans les limites de la liberté d’autrui.

Toutefois, ces textes sont à intégrer dans une évolution historique rappelée par Monseigneur Albert Rouet. Le principe de laïcité a été introduit par :

– les guerres de religion et l’Édit de Nantes qui a institué la coexistence entre le catholicisme et le protestantisme,

– les philosophes du 18ème siècle,

– et le Concordat de 1801, sous Napoléon, qui a organisé les rapports entre les religions et l’État. Seules quatre religions sont reconnues :

le catholicisme, le protestantisme réformé, le protestantisme luthérien et le judaïsme.

Le régime concordataire a été abrogé par la Loi de 1905 sauf en Alsace-Lorraine.

Mais depuis 1905, la France accueille des religions géographiquement et historiquement nouvelles comme l’Islam (devenue la 2ème religion en France), le bouddhisme ou encore l’orthodoxie qui ont désormais leur place dans le paysage français.

L’État entretient des relations avec les représentants des quatre anciens cultes reconnus mais aussi avec l’union bouddhiste de France, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et le Conseil français du culte musulman.

L’État traite, en principe, toutes les confessions religieuses de façon égale.

Selon Madame Régine Anglard et Monseigneur Albert Rouet, la laïcité est à la fois un idéal de tolérance et une organisation de la société qui sépare ce qui est du domaine privé, la Foi, de l’action publique qui est neutre.

Lors des échanges entre les deux invités et le public, les principales questions posées ont porté sur :

– les critères qui permettent de distinguer les sectes des religions,

– la gestion des lieux de culte,

– les demandes de non-mixité dans les lieux publics, les signes et tenues par lesquels les élèves manifestent leur appartenance religieuse, les demande de repas différents dans les services de restauration collective.

D’une manière générale, certaines pratiques religieuses et coutumes ont des conséquences dans l’organisation et la vie de la cité. Elles sont souvent source d’inquiétude.

Or, l’État veille à ce que ces pratiques ne remettent pas en cause l’ordre républicain ou qu’elles ne créent pas de trouble à l’ordre public.

Pour la question concernant la gestion des lieux de culte, les échanges ont permis de préciser que depuis 1905, les cathédrales appartiennent à l’État, les églises, temples et synagogues aux communes qui ont la charge de leur entretien.

Pour ce qui concerne les lieux de culte musulmans, une difficulté apparaît pour connaître la structuration de l’Islam en France et trouver une institution représentative de l’ensemble des musulmans.

Quant au sujet concernant le port de signes ou tenues, on a pu constater combien il a passionné les débats par le passé et continue à questionner. Or, chacun sait qu’il est encadré par la Loi du 15 mars 2004 qui interdit le port de tout signe religieux «ostensible» dans les écoles, collèges et lycées.

Madame Régine Anglard a enrichi la réflexion sur ce thème en présentant l’exemple d’une jeune fille de 12ans qui a changé subitement de tenue et est venue dans une association vêtue de noir et coiffée d’un foulard.

Pour la dissimulation du visage, il convient de se référer à la Loi du 11 octobre 2010 qui l’interdit dans l’espace public en se fondant non sur le principe de laïcité mais sur la sécurité publique.

En France, tout comportement portant atteinte à l’égalité entre femmes et hommes et à la dignité humaine est inacceptable et peut être regardé comme discriminatoire. On comprend donc que dans ce contexte, les demandes de non-mixité, et le port du voile soient ressentis comme des signes de soumission ou d’effacement de la femme. L’excision, l’infibulation et les mariages forcés sont difficiles à aborder et à comprendre surtout lorsque l’on fait référence aux « Livres sacrés » pour expliquer ces différentes pratiques.

*****

En conclusion, la vie ensemble est souvent rendue difficile par toutes ces différences que l’on voudrait imposer à la communauté. Or, en France l’avenir de la laïcité passe par la conservation de ce socle bâti autour de la Loi de 1905. Il s’agit d’un acquis « fragile toujours à défendre et à développer ». Pour Madame Régine Anglard, l’école est un lieu de confrontation possible, protégé, « où les enfants peuvent orienter toute leur attention vers la connaissance, l’instruction et la culture ».

Pour Monseigneur Albert Rouet, la loi de 1905 est également un texte de référence qu’il convient de préserver. Toutefois, afin de mieux comprendre les autres, leurs différences et leurs croyances il conviendrait d’enseigner  non la religion mais le fait religieux.

Le choc du modernisme a un impact sur l’Islam qui ne peut pas échapper à certaines questions.

« L’Islam comme les religions orientales ont un travail à faire et devraient tenir compte des acquisitions de la science en particulier pour connaître dans quel contexte et avec quelles sources les textes sacrés ont été écrits ».

Enfin, les deux invités de l’ARES ont terminé cette rencontre en s’accordant sur le fait que la laïcité n’a plus de sens s’il y a trop d’injustices ou d’inégalités sociales.

Tous deux ont rejoint une participante qui a évoqué l’impossibilité d’aller vers les autres pour échanger quand « le 15 du mois le frigo est vide ».

Pour cohabiter de façon paisible et faire des choses ensemble, il est nécessaire d’aller vers une plus grande justice sociale et une compréhension des différentes cultures qui enrichissent notre pays.

 

 

 

 

 

 

 

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Mar 19

13 mars 2019 Le DON D’ORGANES

Centre socioculturel Le Lardin le 13 mars 2019 (100 participants)

DON D’ORGANE EN VUE DE GREFFE / DON DE VIE

(Dr Elias KARAM)

L’objectif de cette soirée n’est pas de faire du prosélytisme pour ou contre les dons d’organe mais d’éclairer les personnes sur les conditions et les enjeux et les inciter à dire à leurs proches leur volonté

Les greffes d’organe et de tissus sont un progrès majeur de la médecine. Les objectifs de l’Agence de Biomédecine est d’augmenter cette thérapeutique. Cette chirurgie est le seul moyen de réparer un organe vital et de rétablir une fonction. A défaut de greffe les personnes sont condamnées à court terme.

A Brive, l’année dernière 9 donneurs ont offert leurs organes :un donneur donne plusieurs organes et sauve autant de vies.

Le processus du don/greffe commence en service de réanimation où le décès (irréversible) d’un patient est constaté et prouvé (encéphale sans irrigation à l’IRM ; eeg plat 2 fois de suite ; pas de respiration spontanée). La décision est collégiale. La décision est difficile pour la famille car le décédé, ventilé et circulation artificiellement maintenue, a un aspect « normal ». Cependant la décision doit être prise en urgence.

Des examens (recherche de pathologie ; groupage tissulaire HLA…) sont effectués et adressés à l’Agence de Biomédecine (nationale) qui recherche dans son fichier un receveur potentiel compatible. Le patient est descendu au bloc et on garde une circulation normo thermique régionale avec perfusion des organes.

L’équipe qui doit greffer est avertie et, toujours dans l’urgence, contacte le receveur puis prend l’avion pour venir prélever à Brive. Le temps est très limité (4h pour le cœur)

Il s’agit d’actes très techniques avec des contraintes médico-chirurgicales, légales et exigeantes pour conserver la dignité de chaque personne.

En France le consentement est présumé témoignant de la solidarité. Chaque Français est donneur potentiel mais chacun peut, si il le désire, s’inscrire sur le Registre National de Refus en imposant les conditions de son choix (ne veut pas donner tel organe, pas à tel ou tel…). Cette décision est toujours révocable. La carte de donneur ne fait pas foi (la personne a pu changer d’avis entre temps).

L’avis de la famille est toujours demandé avant le début du processus : elle peut s’opposer au don mais doit rendre compte des conditions dans lesquelles la personne a dit son choix de refuser le don.

En pratique il ne peut pas être fait opposition au refus de la famille. Pour éviter des difficultés de choix, dans un temps dramatique et en urgence il faut en parler clairement à ses proches, avant, quand tout va bien.

Le don est solidaire, gratuit, anonyme, fraternel et citoyen.

Actuellement il existe en France 30% de refus (15% en Espagne)

Greffes : actuellement 60 000 personnes vivent en France grâce à une greffe. Il y a 5780 greffes d’organe par an. Sont greffés : rein (3500) ; foie (1374), cœur (467), cœur/poumon, poumons (378), pancréas (96).

A Brive les prélèvements se font sur des personnes à cœur battant (et encéphale mort). Se développe actuellement les prélèvements sur cœur arrêté, décédés, pour lesquels les soins sont « déraisonnables » et les chances de survie nulles.

Les greffons sont insuffisants pour couvrir les besoins : 4000 personnes décèdent en Europe (400 en France) par manque de donneur chaque année

Témoignage plein de vie d’une personne greffée depuis 7 ans : greffe alors que le pronostic vital était engagé à court terme. L’essoufflement était très important rendant la vie très difficile et inconfortable. Il a reçu un appel en urgence du CHU de Bordeaux. La prise en charge a été immédiate, l’opération indolore… le réveil plus délicat. Depuis il a une vie personnelle et sociale normale moyennant la prise d’1 comprimé matin et soir. Il fait du sport, voyage, mange… normalement.

Il pense souvent à la personne qui lui a fait cadeau de ses organes et par là de la vie. Par respect pour elle et pour le travail effectué il suit une hygiène de vie sérieuse (n’empêchant pas quelques écarts)

Seule contrainte, il effectue un bilan très approfondi tous les trimestres au CHU

Dr Karam : « les greffé ont 2 dates de naissance : le jour de l’état civil et le jour de leur greffe. Ils manifestent une reconnaissance éternelle. La greffe est la dernière chance ». « C’est un travail d’équipe très long, très technique, très précis. Mais qui donne de très grandes satisfactions ».

La greffe est rentable : elle évite des décès imminents, elle rend une qualité de vie excellent et est même économiquement positive : une greffe de rein est moins onéreuse que des dialyses trihebdomadaires, à vie !

Donneurs : Il existe obligatoirement un grand respect pour la famille, sa souffrance, des convictions, ses volontés. C’est une décision difficile dans un contexte affligeant et dans un délai très court.

Tout Français est un donneur potentiel (sauf opposition). L’âge n’est pas une contre indication (jusqu’à 93 ans !!!), ni le diabète ou l’alcoolisme. Seule contre indication au don l’état infectieux ou cancer.

Témoignage plein de courage et d’altruisme d’une femme ayant perdu son époux il y a 4 jours, dramatiquement. Il est justement décédé dans le service du Dr Karam. Elle dit le climat apaisant, qui réconforte de ce service de réanimation. Elle est bien sûr effondrée par le passage du cher disparu mais trouve dans le prolongement sur la Vie (la vie de plusieurs personnes), dans l’utilité de ce don, dans l’accueil et l’accompagnement de l’équipe, des germes de résilience, d’espérance.

Après greffe, le rein à une demi-vie de 12 ans : après on peut greffer à nouveau. Pour d’autres organes la vie d’un organe greffé peut excéder largement les 20 ans.

Le corps est rendu aux familles dans un état de présentation parfait pour suivre des obsèques habituelles.

Donneurs vivants : C’est une technique qui se développe : essentiellement rein (537/an) et foie (14/an). Le don vient de la famille stricte ou d’un ami de plus de 2 ans. Il ne peut y avoir de contre partie financière ou d’une forme de contrainte.

Greffe de tissus : Prélevés aussi après décès : peau, cornée, os, tendons, fascias, artères et veines.

Ce n’est pas un acte médiocre. Il sauve de façon certaine des vies : la peau pour les brulés (100% de décès sans greffe si plus de 60% de peau brulée), infection de prothèse osseuse, infection de prothèse vasculaire, pathologie oculaire. Greffe de valve cardiaque (malformations congénitales qui permettent une vie normale jusqu’à l’adolescence où la situation se dégrade rapidement avec pronostic vital)

Questions diverses :

*Le don de sang avec ses valeurs : don, gratuité, citoyenneté, fraternité prépare et facilite les dons d’organe (Eric Grandchamp)

*En Europe le don d’organe est partout gratuit : ce n’et pas le cas en Amérique du Sud (et du Nord), Asie, Moyen Orient…

*La race, l’ethnie, la religion… n’interviennent pas : l’important est la compatibilité HLA qui n’a rien à voir avec ces critères.

*Il existe une agence européenne et si un organe ne trouve pas preneur en France il est proposé aux autres pays.

*Les jeunes donneurs peuvent offrir beaucoup d’organes : ils sont multi donneurs.

*Les enfants peuvent être donneurs (cas très déchirants) ; il faut l’accord des 2 parents ; ou du tuteur

*Personnes isolées sans famille connue : recherche très active d’une parenté (mais urgence !!!)

La greffe d’organe nécessite le don d’un organe mais est aussi un don d’amour. Les critères de priorité de greffe ne sont en aucun cas la fortune, la puissance ou la célébrité : ce sont des critères médicaux et une priorité est donnée aux urgences et aux plus jeunes.

 

 

Dr     Elias     KARAM

Témoignage de Mme LABORDE

 

Témoignage   de Mr  Xavier  SAUTET

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Fév 20

13 Février 2019 violences dans la famille

VIOLENCE CONJUGALE

ET SES CONSÉQUENCES AU SEIN DE LA FAMILLE

L’ARES a souhaité aborder ce sujet complexe, souvent tabou, en essayant de définir la violence, de comprendre son origine et d’identifier les signaux qui permettent de repérer les différentes phases du cycle de la violence conjugale.

Brève définition de la violence :

Chacun sait que la violence est une force dont on use contre le droit, contre la Loi, contre la liberté publique et contre les personnes.

C’est contraindre quelqu’un à quelque chose en abusant de sa force.

C’est une force intense, souvent destructrice dont la mort est le résultat toujours possible, comme nous allons le voir lorsqu’elle s’exprime au sein des couples qu’ils soient mariés ou non.

Comprendre l’origine de la violence faite aux femmes

Si l’on remonte à l’époque de la Rome antique, un mari avait le droit de vie ou de mort sur son épouse comme sur ses esclaves.

A une époque encore récente, en France, comme ailleurs, il y avait une différence entre l’éducation des filles et des garçons. La jeune fille était valorisée lorsqu’elle était obéissante, douce et dévouée.

Quant au jeune garçon, il était éduqué pour conquérir et il était reconnu lorsqu’il gagnait en utilisant la force et la ruse.

Le contraste entre l’éducation des filles et des garçons explique en partie le fait que les femmes soient les premières victimes des violences conjugales.

Aujourd’hui, les femmes prennent davantage leur place aux côtés des hommes. Elles sont plus affirmées et plus indépendantes.

Toutefois, la publicité rappelle sans cesse aux femmes qu’elles doivent se préoccuper de leur corps et de leur apparence pour plaire aux hommes. Ce qui peut avoir des conséquences sur les relations amoureuses et expliquer certains comportements intolérables.

Le cycle de la violence conjugale

Il convient de préciser que la violence au sein d’une famille peut s’exercer par des mots, des attitudes, des actes. Elle peut être physique ou/ et psychologique.

Elle se caractérise par l’inégalité de la relation entre deux personnes, l’une des deux cherche à dominer l’autre par tous les moyens.

La plupart du temps, elle se déroule sous la forme d’un cycle en 4 phases qui est présenté comme un cercle vicieux.

1ère phase : la mise en tension

C’est le moment où le conjoint critique sans cesse, dénigre, menace se met en colère. La compagne a peur, est angoissée, doute d’elle-même. Elle est prudente et fait son possible pour faire baisser la tension.

2ème phase : la crise ou l’agression

Le conjoint passe à l’acte. Il utilise les 5 formes de violence : verbale, psychologique, physique, sexuelle et/ou économique. A ce stade, la compagne est triste, humiliée ne comprend pas ce qui lui arrive, elle peut se mettre en colère mais sa capacité de résistance est amoindrie.

3ème phase : la justification

Le conjoint minimise l’agression et justifie son comportement en rejetant la faute sur les autres, le stress au travail, les enfants, l’alcool…

La compagne tente de comprendre, pense qu’il a peut-être raison, elle se sent responsable. Elle doute d’elle-même.

4ème phase : la lune de miel

Le conjoint regrette ses actes, promet de ne plus recommencer. Il est plus affectueux, peut offrir des cadeaux et redevient amoureux.

La compagne croit en lui et retrouve l’espoir qu’il va changer.

Mais cela ne dure pas et la mise en tension (phase 1) recommence. Un jour, il n’y aura plus du tout de phase « lune de miel ».

L’Observatoire National des Violences faites aux femmes a publié une étude en 2016 sur des affaires recensées en 2015. Les chiffres sont là pour nous alerter.

Il ressort que les femmes sont les 1ères victimes des violences conjugales au sein du couple :

– 123 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon soit 1 femme tuée tous les 3 jours,

– 29 hommes ont été tués par leur ex-compagne ou compagnon,

– 25 enfants ont été tués dans le cadre de la violence au sein du couple parental.

On recense également 12 victimes collatérales.

Lorsqu’on repère dans son entourage une personne piégée dans le cercle infernal et destructeur que l’on vient de décrire, il faut briser le silence car la Loi protège et retenir un numéro de téléphone le : 3919. Pour les situations d’urgence, il convient de contacter la police ou la gendarmerie. En cas de suspicion nous devons faire une déclaration de « situation préoccupante » auprès des services du Conseil Départemental : là il s’agit d’impression, sans qu’il soit exigé de preuves.

La violence touche tous les types de couples, couples hétérosexuels, couples de femmes, couples d’hommes.

Elle a de graves conséquences sur les personnes concernées et sur les enfants qui en sont particulièrement affectés.

Face aux agressions qui règnent dans leur maison, ils ont besoin de soutien et de protection. Il souffrent, ils se sentent responsables, ils manifestent des troubles et risquent de développer un haut niveau de résistance à la violence.

En France, 22% des adultes disent avoir été victimes de violences dans l’enfance.

Les violences sexuelles (dont 80% à domicile) sont aussi fréquentes ; estimation (par recoupement des enquêtes) : il y a 123 000 mineures filles et 32 400 garçons victimes d’agression sexuelle par an en France.

Il faut protéger les enfants, parler, expliquer et diffuser un numéro d’appel le : 119. Un appel peut aider un enfant en danger.

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Jan 07

23 janvier 2019 Le Harcèlement au travail

Les activités ARES reprennent. Notre première rencontre 2019 aura lieu le mercredi 23 janvier

Toujours à 20 heures, salle saint Laurent à Bersac.
Nous accueillerons Maître RANEX, avocat, et nous discuterons sur le  thème:

« Harcèlement au travail. Le pot de fer contre le pot de terre »

HARCELEMENT AU TRAVAIL


Dans le cadre d’un cycle autour de la dignité de la personne, proposé par le groupe de discussion de l’ARES (Atelier de réflexion éthique et sociale), Maîtres Frédérique Froidefond et Philippe Rainex, avocats au barreau de Brive (photo), ont été invités à parler du harcèlement moral au travail, mercredi soir 23 janvier 2019, dans la petite salle Saint Laurent de Bersac, commune du Lardin.

Ce sujet difficile et souvent très douloureux pour ceux qui en ont été (ou en sont) les victimes, est aussi complexe sur le plan juridique, car la notion de harcèlement moral est essentiellement subjective. On n’en trouve donc pas de définition juridique et le harcèlement fut longtemps extérieur au champ du droit. C’est seulement avec la loi dite de « modernisation sociale », comme le rappelle Maître Rainex, loi du 17 janvier 2002, que la notion de harcèlement a été introduite dans le Code du travail et dans le Code pénal.

« La loi, explique l’intervenant, est venue donner un cadre juridique à un phénomène de société de plus en plus prégnant, et qui n’est pas sans relations avec l’évolution des conditions de travail dans les entreprises ». Celles-ci sont en effet de plus en plus exigentes avec leurs salariés, en termes de compétitivité répercutée à tous les échelons.

Le code du travail (article L1152-1) interdit « tout agissement répété de harcèlement moral entraînant une dégradation des conditions de travail du salarié, susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d’altérer sa santé physique ou mentale, de compromettre son avenir professionnel ». Quant au code pénal, par l’article 222-33-2, il s’appuie sur la même définition que le code du travail et fixe une punition de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Que le harcèlement provienne de l’employeur, du chef d’entreprise ou de son représentant (contre-maître, chef d’équipe etc..), d’un subordonné vis à vis de son supérieur hiérarchique, ou qu’il ait lieu entre collègues de travail, c’est toujours l’employeur qui est responsable. La prévention du harcèlement moral  lui est avant tout conférée. C’est à lui qu’il appartient de prendre des mesures, en application de l’article L.1152-4 du code du travail, et d’infliger des sanctions disciplinaires aux auteurs du harcèlement. Même dans le cas où le harcèlement émane d’un tiers, extérieur à l’entreprise, comme un consultant informatique, à qui a été confiée la tâche de venir mettre en place un nouveau système auprès des salariés, la Cour de Cassation a jugé que c’était à l’employeur de faire cesser cette situation. Quant à ceux qui ont témoigné de ces agissements et pourraient être accusés et devenir victimes, ils sont aujourd’hui protégés, leur licenciement par exemple peut être déclaré nul.

Depuis la loi Travail du 8 août 2016, la preuve du harcèlement est rendue moins difficile pour le salarié qui n’a pas à établir les faits mais simplement à présenter des éléments factuels laissant supposer l’existence du harcèlement. L’appréciation objective de la réalité du harcèlement n’en reste pas moins une tâche délicate pour le juge. D’une part, la victime, souvent très atteinte moralement, ne parvient pas facilement à dénoncer la chose et à faire valoir son droit, d’autre part, il peut arriver que quelqu’un qui se prétend harcelé soit en réalité harceleur auprès de son entourage de travail, et que son sentiment de victimisation puisse être abusif et correspondre à un désordre psychique, de forme paranoïaque par exemple…

On le mesure ici nettement, la chose n’est pas simple. L’écoute du récit du plaignant, et l’enquête menée au sein de son contexte de travail, constituent une tâche aussi décisive que délicate. Comme le rappelle maître Philippe Rainex, « le code du travail ne dit pas expressément ce qu’est le harcèlement, et le juge ne peut conclure à du harcèlement moral (ou parfois sexuel) qu’en fonction des conséquences de comportements répétés vis à vis de la personne. L’intention malveillante n’est pas un critère, car il peut y avoir harcèlement sans intention : il arrive souvent que des personnes ne soient pas conscientes des effets sur autrui de leur comportement. La répétition de ce qui atteint la personne est un élément important. Un seul acte ne peut signifier un harcèlement moral ». Par exemple, un employeur qui critique ou insulte une ouvrière devant un client, ce qui est déjà une atteinte à sa dignité, ne sera considéré comme condamnable pour harcèlement que si la chose se répète. « Cela ne veut pas dire que les actes doivent être proches dans le temps », la Cour de Cassation a considéré qu’il y avait acte de harcèlement pour des faits répétés sur plusieurs années… La dégradation des conditions de travail, l’atteinte au droit, à la dignité de la personne ainsi qu’à sa santé, la mise en jeu de son avenir professionnel sont également importants dans le jugement qui apprécie une situation de harcèlement.

Comme le remarquent les intervenants, la construction jurisprudentielle -en référence à des arrêts de la Cour de Cassation-, ainsi que l’évolution médiatique et sociétale de cette problématique du harcèlement moral, guident l’évaluation des faits par les magistrats dans ces affaires qui occupent aujourd’hui la moitié de celles qu’ils traitent en droit du travail. « Il y a beaucoup d’écarts entre les décisions prises aujourd’hui et celles qu’on aurait prises il y a 30 ou 40 ans », sachant qu’avant 2002 on ne pouvait même pas poursuivre… Pour la partie pénale du problème, la partie contentieux, où est engagée la responsabilité pénale de l’employeur, les syndicats peuvent intervenir par subrogation pour le salarié et au titre de l’enjeu collectif que représente le comportement mis en cause.

Selon le Code du Travail, il peut y avoir harcèlement dès l’embauche, dans le cadre du recrutement ou d’une formation en vue d’un emploi : ce peut être une discrimination qui devient harcèlement quand la personne est systématiquement évincée d’un recrutement. Dans le cadre du pouvoir disciplinaire, lorsque l’employeur exerce des sanctions disciplinaires, le juge peut constater un harcèlement quand les avertissements se multiplient et dans tout traitement discriminatoire envers un salarié. Pour le juge qui est en charge d’apprécier le harcèlement, un article du code du travail « le contrat de travail est exécuté de bonne foi », constitue un principe fondamental. L’employeur a obligation de rémunérer son salarié et de lui donner du travail. Lorsque, pour faire partir une personne non désirée, on ne lui donne pas de travail, il y a « exécution de mauvaise foi du contrat de travail ». En mars 2010, un accord national interprofessionnel a été défini pour toutes les activités, qui prend des dispositions sur le harcèlement moral et les violences au travail pour tous les secteurs privé et public. Toutefois, comme la discussion  finale l’a abordé, nombre de plaintes dans le secteur public n’ont jamais abouti et il semble qu’il y ait une disparité de traitement entre les secteurs, le privé étant semble-t-il plus protégé.

L’intervention de M. Didier Mouroux, ancien président du Conseil des Prud’hommes de Brive, a éclairé les difficultés de ces affaires de harcèlement, en citant divers exemples dont le cas où la condamnation d’un employeur met en jeu des emplois… Il a souligné la différence entre les Conseils de Prud’hommes qui jugent en droit et en fait, alors que les Cours de Cassation jugent strictement en droit. Maître Froidefond a relevé notamment le rôle des médecins du travail et de certaines organisations de comités internes aux administrations ou aux entreprises permettant de mieux cerner les problèmes de souffrance au travail. De son côté, Patrick Chouzenoux , en sa qualité de juriste, notaire honoraire, est également intervenu pour participer à la discussion lancée par les questions du public. S’il est indéniable que nous sommes sensibilisés à ces problèmes, aujourd’hui plus qu’hier, il n’est pas aisé de les régler concrètement, les intentions correctrices émanant notamment de la Loi Macron n’étant pas dotées des moyens humains nécessaires sur le terrain…

Prochain rendez-vous de l’ARES : le mercredi 13 février 2019 à 20h, avec Delphine Labails, qui interviendra  sur le thème des violences en famille, et sur la question de la loi sur la fessée.

Texte  rédigé   par   Ewanews

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