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13 Février 2019 violences dans la famille

VIOLENCE CONJUGALE

ET SES CONSÉQUENCES AU SEIN DE LA FAMILLE

L’ARES a souhaité aborder ce sujet complexe, souvent tabou, en essayant de définir la violence, de comprendre son origine et d’identifier les signaux qui permettent de repérer les différentes phases du cycle de la violence conjugale.

Brève définition de la violence :

Chacun sait que la violence est une force dont on use contre le droit, contre la Loi, contre la liberté publique et contre les personnes.

C’est contraindre quelqu’un à quelque chose en abusant de sa force.

C’est une force intense, souvent destructrice dont la mort est le résultat toujours possible, comme nous allons le voir lorsqu’elle s’exprime au sein des couples qu’ils soient mariés ou non.

Comprendre l’origine de la violence faite aux femmes

Si l’on remonte à l’époque de la Rome antique, un mari avait le droit de vie ou de mort sur son épouse comme sur ses esclaves.

A une époque encore récente, en France, comme ailleurs, il y avait une différence entre l’éducation des filles et des garçons. La jeune fille était valorisée lorsqu’elle était obéissante, douce et dévouée.

Quant au jeune garçon, il était éduqué pour conquérir et il était reconnu lorsqu’il gagnait en utilisant la force et la ruse.

Le contraste entre l’éducation des filles et des garçons explique en partie le fait que les femmes soient les premières victimes des violences conjugales.

Aujourd’hui, les femmes prennent davantage leur place aux côtés des hommes. Elles sont plus affirmées et plus indépendantes.

Toutefois, la publicité rappelle sans cesse aux femmes qu’elles doivent se préoccuper de leur corps et de leur apparence pour plaire aux hommes. Ce qui peut avoir des conséquences sur les relations amoureuses et expliquer certains comportements intolérables.

Le cycle de la violence conjugale

Il convient de préciser que la violence au sein d’une famille peut s’exercer par des mots, des attitudes, des actes. Elle peut être physique ou/ et psychologique.

Elle se caractérise par l’inégalité de la relation entre deux personnes, l’une des deux cherche à dominer l’autre par tous les moyens.

La plupart du temps, elle se déroule sous la forme d’un cycle en 4 phases qui est présenté comme un cercle vicieux.

1ère phase : la mise en tension

C’est le moment où le conjoint critique sans cesse, dénigre, menace se met en colère. La compagne a peur, est angoissée, doute d’elle-même. Elle est prudente et fait son possible pour faire baisser la tension.

2ème phase : la crise ou l’agression

Le conjoint passe à l’acte. Il utilise les 5 formes de violence : verbale, psychologique, physique, sexuelle et/ou économique. A ce stade, la compagne est triste, humiliée ne comprend pas ce qui lui arrive, elle peut se mettre en colère mais sa capacité de résistance est amoindrie.

3ème phase : la justification

Le conjoint minimise l’agression et justifie son comportement en rejetant la faute sur les autres, le stress au travail, les enfants, l’alcool…

La compagne tente de comprendre, pense qu’il a peut-être raison, elle se sent responsable. Elle doute d’elle-même.

4ème phase : la lune de miel

Le conjoint regrette ses actes, promet de ne plus recommencer. Il est plus affectueux, peut offrir des cadeaux et redevient amoureux.

La compagne croit en lui et retrouve l’espoir qu’il va changer.

Mais cela ne dure pas et la mise en tension (phase 1) recommence. Un jour, il n’y aura plus du tout de phase « lune de miel ».

L’Observatoire National des Violences faites aux femmes a publié une étude en 2016 sur des affaires recensées en 2015. Les chiffres sont là pour nous alerter.

Il ressort que les femmes sont les 1ères victimes des violences conjugales au sein du couple :

– 123 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon soit 1 femme tuée tous les 3 jours,

– 29 hommes ont été tués par leur ex-compagne ou compagnon,

– 25 enfants ont été tués dans le cadre de la violence au sein du couple parental.

On recense également 12 victimes collatérales.

Lorsqu’on repère dans son entourage une personne piégée dans le cercle infernal et destructeur que l’on vient de décrire, il faut briser le silence car la Loi protège et retenir un numéro de téléphone le : 3919. Pour les situations d’urgence, il convient de contacter la police ou la gendarmerie. En cas de suspicion nous devons faire une déclaration de « situation préoccupante » auprès des services du Conseil Départemental : là il s’agit d’impression, sans qu’il soit exigé de preuves.

La violence touche tous les types de couples, couples hétérosexuels, couples de femmes, couples d’hommes.

Elle a de graves conséquences sur les personnes concernées et sur les enfants qui en sont particulièrement affectés.

Face aux agressions qui règnent dans leur maison, ils ont besoin de soutien et de protection. Il souffrent, ils se sentent responsables, ils manifestent des troubles et risquent de développer un haut niveau de résistance à la violence.

En France, 22% des adultes disent avoir été victimes de violences dans l’enfance.

Les violences sexuelles (dont 80% à domicile) sont aussi fréquentes ; estimation (par recoupement des enquêtes) : il y a 123 000 mineures filles et 32 400 garçons victimes d’agression sexuelle par an en France.

Il faut protéger les enfants, parler, expliquer et diffuser un numéro d’appel le : 119. Un appel peut aider un enfant en danger.

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