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Avr 23

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Avril 2014 – Autorité parentale

 

ARES

 

Autorité parentale et éducation

 

 

23 avril 2014 à Bersac

 

 

Participants : 47

 

 

Intervenant invité : Dr POITEVIN (pédopsychiatre)

 

Psychiatre libéral puis hôpital public : psychiatrie et pédopsychiatrie, travail dans la justice.

Avant l'ouverture des portes

Avant l’ouverture des portes

 

 

Présentation de l’ARES par Andrée

 

Le principe est la défense acharnée de la dignité de la personne.

 

Les réunions sont libres et gratuites, et chacun peut venir s’il le souhaite.Présentation du thème

 

 

Dr. Poitevin (DrP) : déjà une définition :

 

L’autorité parentale : le droit de prendre des décisions, de commander de se faire obéir.

 

L’éducation : développer les aptitudes physiques, psychiques, le sens moral d’une personne, éduquer sur les règles de vie en communauté.

 

Un terme utilisé par le juge des affaires familiales : « autorité parentale conjointe » : ce n’est pas parce que des parents sont séparés (le couple est séparé) les parents restent des parents. Autant le père que la mère sont responsables de l’éducation et de l’affection à apporter à l’enfant.

 

 

L’autorité ce n’est pas l’autoritarisme : il y a eu beaucoup de changements en 60 ans. Autrefois on parlait d’autoritarisme : les enfants étaient soumis aux parents. Ça a évolué. Mais ça a changé beaucoup de choses : qu’est-ce qu’être parent aujourd’hui ? Et est-ce difficile d’être parent aujourd’hui ?

 

Il est très difficile d’avouer qu’on a des difficultés.

 

 

Cette difficulté des parents à dire « non » à leur enfant vient de cette difficulté à distinguer autorité et autoritarisme.

 

La phrase « tu vas voir ce que ton père te dira ce soir » n’est plus d’actualité et c’est une bonne chose à priori.

 

 

Cette éducation (autoritarisme) venait des anciens. On les transmettait de grands-parents aux parents puis aux enfants. Le père n’était pas au dessus de l’enfant mais en avance : une anticipation qu’on ne retrouve plus vraiment de nos jours.

 

On assiste à la prévalence de l’immédiateté, de l’imprévisible, de l’incertain. Ça fragilise l’autorité des parents et des maîtres. On ne transmet plus on imite.

 

Hier comme aujourd’hui et demain, sans doute, l’autorité se nourrit de la capacité à influencer l’autre. Refuser d’influencer c’est refuser d’éduquer. Il faut s’autoriser à influencer.

 

 

L’autorité ne vient plus d’un acte de soumission ou d’abandon, mais d’un acte de reconnaissance : de confiance. Il faut rétablir une relation de confiance entre l’enfant et les parents.

 

L’autorité a un but éducatif, elle doit faire croître et grandir.

 

L’autorité doit être progressive.

 

 

Cet enfant qui nait ne connait rien du monde. Il débarque dans la vie en ne connaissant rien du tout. Il va tout apprendre de son entourage. C’est principalement les parents qui vont tout lui apprendre. Il faut être actif du côté des parents.

 

Cet enfant va passer par différents stades pour grandir. C’est un être en construction. Cette croissance s’opère comme un escalier, marche après marche.

 

 

La première étape importante est de 0 à 3 ans : le nourrisson.

 

Il est dans une relation de grande proximité avec sa mère. C’est une relation à 2. (avec père ou mère)

 

Pendant cette période, le nourrisson est dans une maturité de son âge : pulsionnelle : j’aime, j’aime pas, j’ai envie et j’ai pas envie.

 

Il y a le principe de plaisir (j’ai envie/pas envie) et le principe de réalité (devoir, contrainte).

 

Entre 2-3 ans, il est dans le stade du « non ». Même s’il veut dire oui, il va dire non. Il imite ses parents, il est dans une relation affective. Si on dit non à son désir, il va l’entendre comme « on ne veut pas me donner ça, on ne m’aime pas ». C’est là qu’il faut lui dire : « tu te trompes, moi ta maman qui t’aime et sais ce qui est bon pour toi, je te dis que ça ce n’est pas bon pour toi ».

 

 

2ème étape 3-6 ans : époque très importante. Il y a l’enfant et sa mère, mais aussi le père.

 

Le père va trianguler la relation. Il permet à l’enfant de se distancer un peu de sa mère pour aller vers une troisième personne : le père. C’est ce qui permettra que l’enfant puisse aller vers une autre personne (maître, instit, autre tierce personne).

 

 

C’est très important. On a de nos jours des enfants extrêmement stimulés, qui partagent la vie des parents, extrêmement coléreux, refusant tout. J’ai le souvenir d’un enfant de 3 ans que ses parents emmenaient partout, il regardait la télé le soir jusqu’à 22h30 avec les parents. J’ai dit non, il faut que chacun ait sa place. Il ne faut pas que le nourrisson ait une place d’adulte. C’est un événement important. Ça donne un enfant sans limite.

 

L’enfant a besoin qu’on lui donne ses limites, il a besoin qu’on lui apprenne car il ne les sait pas.

 

 

Cette 2ème étape : c’est aussi l’introduction du tiers, c’est l’introduction au groupe : il n’est plus seul avec sa mère mais dans un groupe. On voit des enfants très fusionnels avec leur mère (fusion à des degrés différents) et qui pleurent et acceptent mal le groupe. Des enfants aussi qui acceptent mal la séparation nocturne : la nuit est une séparation d’avec la mère. (C’est pour ça qu’on met la petite veilleuse, la petite histoire lue par le père ou la mère), car il y a l’angoisse qui surgit au 9ème mois, angoisse dépressive, cette période où le nourrisson est angoissé quand il est séparé de sa mère et avec des étrangers. Cette angoisse de séparation est une étape normale. Elle peut néanmoins être accentuée s’il y a eu des problèmes de séparation, et une séparation trop longue (par exemple pendant la guerre, orphelins, pas assez de personnel pour s’en occuper donc manque de contacts, ces enfants se laissaient mourir).

 

On en vient donc logiquement à l’amour.

 

Par amour, logique et bon sens, on arrive à traiter certaines difficultés.

 

 

3ème étape : 6 ans, passage en primaire. C’est important qu’il y ait eu les étapes précédentes. On aborde la lecture et l’écriture. En fait, les mots sont des symboles. (Si j’écris éléphant, je n’ai pas besoin de l’image). Pour arriver au symbolisme il faut qu’il y ait eu ce passage à la relation à trois. J’ai parlé du fait qu’ils étaient hyper stimulés, et agités (parce que parfois trop de stimulation c’est trop). Cette stimulation donne des enfants très intelligents, parce qu’ils sont observateurs, avec des connaissances très développées. Ce n’est pas parce qu’ils ont des connaissances qu’ils ont la maturité qui va avec. Un enfant de 3 ans a une affectivité de l’enfant de trois ans.

 

 

Le symbolisme est lié au passage de la relation à deux à la relation à 3. Si maman dit « je vais au marché pendant que tu es à l’école » je peux imaginer maman au marché pendant que je suis à l’école.

 

 

6 ans : phase de latence : cette relation à trois va s’accentuer, le garçon va s’identifier à son père et la fille à sa mère. Phase œdipienne. La première femme qu’un homme aime c’est sa mère, le premier homme que la fille aime c’est son père. C’est symbolique parce qu’il y a le tabou de l’inceste.

 

 

Vers 11 ans, c’est la puberté. C’est le début de l’adolescence.

 

Ça se complique : l’adolescent veut voir par lui-même, conteste, veut imposer ses idées, a besoin de s’affirmer individuellement. Ça complique l’éducation. C’est important, et cette phase doit se passer. Il faut maintenir la relation de confiance. Je conseille aux pères d’avoir des activités communes avec leurs garçons et aux mères d’avoir une relation affectueuse avec leur fille.

 

 

L’âge adulte c’est l’état d’autonomie psychique, matérielle. C’est important de responsabiliser l’enfant. Lui donner confiance en soi. Il est important aussi que les parents aient cette confiance en soi. Les parents sont des modèles, il faut l’avoir en tête : souvent on n’y fait pas attention mais ils vont les imiter. Il ne faut pas avoir des phrases déplacées.

 

Les nourrissons découvrent le langage : on parle en argot : ex « casse-toi » casser ça veut dire briser. « À demain » peut aussi être compris « à deux mains ». Il faut réfléchir aussi à ce qu’il peut comprendre et entendre.

 

 

Q : j’ai un ado de 15 ans qui petit était très violent quand on lui disait non, et maintenant à 15 ans il emploie du vocabulaire qu’on ne répètera pas, envers moi sa mère.

 

 

C’est une bonne chose de recadrer : je suis ta mère, pas ta copine, c’est comme ça et pas autrement. Ils ont besoin de repères, ils sont impulsifs. C’est une bonne chose d’avoir cette position de fermeté, ils ‘en souviendra et peut-être qu’il ne recommencera pas.

 

 

Q : mais on se sent désarmé quand même. Même la violence à 5 ans… on dit va dans ta chambre, il n’y va pas, ou alors au bout d’un moment

 

– Mais « va dan ta chambre » peut être pris comme un rejet. Donc il faut le dire autrement « tu es énervé là, tu vas te calmer et on rediscute quand tu seras calmé »

 

 

Il y a une grande fragilité au niveau narcissique, il ne va pas pouvoir dire qu’il est en difficulté.

 

 

Q : au début de la séance, vous avez parlé de couple séparé et de coresponsabilité. Mais le juge peut décider autrement.

 

– Pour ça il faut qu’il y ait d’autres problèmes : si les deux parents ont toute leur capacité éducative, ils ont l’autorité conjointe. Ils sont tous les deux responsables. Il y a des pères qui ont du mal à prendre leur responsabilité dans l’éducation, ils croient que l’éducation c’est la mère. Mais non. La relation à trois ça vient grâce au père. Il faut que l’enfant trouve une tierce personne quand il y a une famille monoparentale. Il va trouver un grand-père, un instituteur… qui va jouer le rôle du père.

 

Pour les familles dont le père est parti loin pendant plusieurs mois, c’est vrai que la webcam c’est bien. Mais ce n’est pas forcément nécessaire si la mère le fait exister : « votre père est à tel endroit en ce moment, vous penserez à lui dire quand il sera là… » Ça le fait exister même en son absence.

 

 

Parfois le père est interdit de relation à l’enfant, par exemple un père incarcéré. Ce n’est pas la faute de l’enfant, il a besoin de voir son père. Il faut que la mère l’emmène au parloir ou que l’enfant écrive un mot à son père et qu’il y a ait un retour.

 

La présence c’est important, mais l’aspect symbolique est important aussi (juste un mot, une carte).Les intervenants

 

 

Q : parfois les problèmes sont plus complexes : par exemple, la pudeur : dans les écoles maternelles, il n’y a pas de portes aux toilettes.

 

– les enfants en maternelle découvrent qu’ils sont différents. Le touche pipi, c’est la découverte, c’est dans la normalité. L’intime c’est important : le corps de l’enfant, il faut lui apprendre à respecter son corps, il faut lui apprendre l’intimité. A partir de 6 ans ce n’est pas bon que les enfants se douchent ou prennent un bain avec leur parent. L’enfant qui est dans son imaginaire il peut rêver de dormir avec sa mère ou son père. Si ça reste un rêve c’est bon, mais si on passe à la réalité c’est dangereux. A partir de 6 ans il faut respecter l’intimité de ses enfants.

 

 

Q pour rebondir sur l’enfant de 0-3 ans. La séparation avec la maman la mise à l’école. J’ai un enfant qui a été mis chez une nounou à l’âge critique de 9 mois et qui a développé un syndrome d’abandon (hyperactivité et terreurs nocturnes). Et arrivé à 3 ans à la mise à l’école j’ai eu un rejet du corps enseignant. J’avais prévenu qu’il était difficile et bruyant et je me suis trouvée face à une personne pas à l’écoute de ce que j’ai dit. On a refusé mon fils en classe, on m’a demandé de le faire reconnaitre MDPH pour avoir une AVS, mais malgré l’accompagnante on refuse mon fils en école et il développe des retards. Il devrait recevoir l’aide de l’école, ça lui serait bénéfique. Tout ce qui peut être fait de ma part est fait, et tout ce qui peut être fait du point de vue médical (psy, CMP) est fait, mais on fait face à un blocus de la part du corps enseignant. L’école reste bloquée sur ses positions, ils ont dit fermement que mon fils est handicapé et que sa place n’est pas à l’école.

 

 

-j’ai rencontré des enfants comme ça mais aussi des institutrices qui ne savent pas faire : on a tous des degrés de patience, des caractères. On peut aussi, quand on est confronté à un enfant comme ça, avoir une angoisse ou réveiller quelque chose d’inconscient qui fait blocage. Il ne faut pas insister, mais trouver quelqu’un qui aura un rôle d’empathie : savoir ce que ressent l’enfant, éviter les relations anxiogènes, avoir des relations duelles, penser au jeu. Il faut lui trouver une école la plus petite possible, avec une personne qui soit dans l’acceptation, la tolérance. Un enfant angoissé a besoin d’un cadre sécurisant, de se sentir porté par le désir de l’autre. Les parents aussi.

 

 

La loi de 2005 oblige l’école à accueillir les enfants

 

Mais à partir de 6 ans, pas à la maternelle.

 

 

(…) Ce n’est pas une question d’avance mais de maturité. Il ne peut pas progresser car il fait face à des situations angoissantes pour lui.

 

Il progresse beaucoup pendant les 2h/semaine où il va en classe. Il n’a pas dit un mot jusqu’à 3 mois, maintenant il est propre et il parle, donc il devrait pouvoir aller à l’école.

 

-mais pas à tout prix, si l’école n’est pas le bon environnement, il faut d’abord trouver la bonne classe.

 

 

Les enfants qui sont allés en crèche, très tôt, ont été très tôt confrontés à des équipes, ils font mieux face à cette angoisse du 9ème mois.

 

 

DrP : exemple Jonathan qui était un ado en 4ème. Il était dépressif, il n’a pas bien travaillé sa 4ème. Il a été orienté au lycée professionnel où il était le seul garçon au milieu de filles et qui faisaient de la couture. Il avait une sœur qui avait un an de moins et qui réussissait bien. Il y avait une sorte de rivalité. Il ne pouvait plus aller à l’école, il est resté à la maison, il avait perdu confiance en lui. On a eu des séances : on a vu ensemble qu’il pouvait dépasser ce moment là. Cet ado avait une relation fusionnelle avec sa mère (stade enfant). J’ai demandé à son père de l’accompagner à chaque fois. Ce père était éducateur. Il a compris, le père, qu’il avait une place à prendre. On a pu lui faire rattraper son année passée en passant par une classe d’intégration spéciale (2 profs pour 3 élèves). Il a fait une réintégration progressive (1 puis 2 puis 3 jours par semaine, puis au 2ème mois tout était correct)

 

 

DrP : Il y a des angoisses phobiques, des enfants qui vont à reculons à l’école (mal au ventre)

 

Moi je jouais souvent le rôle du tiers. On allait au coin jeu, avec l’enfant les parents.

 

 

DrD : avec un peu de recul, est-ce qu’on a vu une évolution ? Est-ce qu’il n’y a pas un manque de confiance, en gros ? Des parents, en l’avenir ?

 

 

DrP : il faut dire aux parents, ayez la confiance en soi, il faut amour, logique et bon sens. (cf. Alain Braconnier, « être parent aujourd’hui ». les parents voulant trop bien faire en font peut-être trop des fois. Au niveau de la stimulation. On n’a pas parlé des écrans. Je me souviens d’un enfant qui n’était pas dans la relation, on lui parlait de quelque chose il parlait de superman, on parlait d’autre chose => Spiderman… il faisait 7 à 8h d’écran par jour. Il était dans l’imaginaire à fond. Le conseil : arrêter la télé pendant 15 jours. Faire des choses avec lui.

 

 

Q ? Est-ce qu’il n’y a pas une dépersonnalisation de l’autorité parentale : si je dis « ne fais pas ça parce que ce n’est pas bien » je ne dis pas « ne fais pas ça parce que mon ton père je pense que ce n’est pas bien ». On va vers une culture de masse. Je pense qu’il faut continuer de dire « ne fais pas ça parce que moi ton père ou moi ta mère je pense que… » Et non pas « fais ça parce que j’ai vu à la télé que tout le monde le fait ».

 

 

DrP : la télé prend la place des parents. Par exemple le téléphone, au départ c’était un outil d’adulte. Maintenant c’est un jeu pour les enfants. L’enfant s’est approprié un outil d’adulte. Il faut protéger l’enfant de situations qu’il ne connait pas mais dont vous (parents) vous avez connaissance. C’est important d’avoir de l’empathie, d’avoir de l’altruisme (penser à l’autre pas qu’à soi)… Par exemple, dire à l’enfant : dans la famille il y a des règles, des lois, pour que tout le monde vive mieux ensemble. C’est comme le code de la route. S’il n’y a pas de code de la route, comment on passe au carrefour ? C’est le plus fort, le plus gros ? Si on met un feu rouge c’est chacun son tour et c’est plus juste. Il faut des interdits c’est bon.

 

 

Q ? Quand un enfant a des carences affectives, est-ce que c’est pour toujours ? Et quand on élève un enfant est-ce qu’on reproduit toujours nos carences ?

 

– les carences affectives sont plus fortes si elles ont lieu plus tôt. Un nourrisson sera marqué plus.

 

Souvent il y a la reproduction de ce qu’on a vécu soi-même. On a été nourrisson puis enfant puis ado puis adulte ; on a ce passé en soi. Les gens qui ont des carences affectives dans la petite enfance. Adultes ils sont altruistes, ils ne veulent pas que d’autres vivent ce qu’ils ont vécu. Et d’autres non, ils sont juste droits dans leurs bottes, peut-être qu’il n’y a pas de prise de conscience. S’il n’y a pas de prise de conscience on ne règle pas le problème.

 

 

Q ? Je me pose la question de la fratrie. Je suis mère de 3 fils, je suis fille unique, mon mari a un frère avec lequel il a été éduqué dans la comparaison donc il ne veut pas de ça. Mais je commence à avoir du mal à gérer la compétition perpétuelle qui arrive entre les deux grands. Je suis désarmée par rapport à ça. Est-ce qu’il faut essayer de comprendre ou dire juste « stop ça suffit ».

 

– la jalousie c’est souvent la peur d’être moins aimé

 

– C’n’est pas vraiment de la jalousie, c’est moi je sais mieux faire ça que toi. (Autant l’ainé que le deuxième).

 

– l’ainé a besoin de marquer son droit d’ainesse. Il avait deux ans quand le petit est né. Il ne peut pas comprendre que le plus petit ait besoin de plus d’attention. Mais lui il peut l’avoir vécu comme « on s’occupe plus de lui donc on l’aime plus ».

 

– ils sont dans la pulsion, ils contrôlent mal. Peut-être qu’il faut avoir des moments privilégiés un par un, chacun son tour. Ça permet de rassurer chacun. Il n’a pas besoin de faire le coq pour être aimé. Chacun existe avec sa maturité. Par exemple on peut dire les réalités : « toi quand ton frère aura 18 ans, il pourra conduire et toi tu auras 16 ans tu ne pourras pas, c’est la loi » c’est la réalité.

 

Au lieu d’utiliser les bras les poings et les pieds, on peut utiliser des paroles.

Le Docteur JL POITEVIN

Le Docteur JL POITEVIN

 

 

Q ? On parlait de parents qui n’avaient pas confiance en eux, mais il y a des parents qui n’ont pas confiance en leur enfant : « Ne fais pas ça tu vas tomber ». Il y en a qui ont appris à lire à leur enfant avant l’entrée à l’école peut-être parce qu’ils ont peur qu’il n’y arrive pas en classe. Est-ce qu’on ne peut pas avoir un regard bienveillant ?

 

– c’est l’angoisse des parents. L’angoisse ça peut étouffer. Si on est trop protecteur, ça peut paralyser.

 

 

Texte de NAOURI (pédopsychiatre), lu par le Dr D.

 

 

Q ? La règle des 3-6-9-12 par rapport aux écrans ?

 

– Quand on écrit ou qu’on communique devant un écran on est dans le virtuel. Il ya des enfants qui restent dans leur chambre toute la journée.

 

Q ? Il y a des jeux qui sont bien, comme des jeux de société, par exemple le foot sur console, on peut jouer en réseau ou avec deux manettes avec un copain. Mais par exemple le jeu « call of duty », est marqué interdit aux moins de 18 ans. Mais tous les collégiens l’ont, donc comment peut-on dire à l’enfant, peut-être que tous les autres l’ont mais c’est interdit aux moins de 18 donc tu ne l’auras pas ici, à la maison.

 

 

drD : Y a-t-il eu des changements dans les relations grands-parents/oncles-tantes…

 

Non, pas vraiment, mais autrefois il n’était pas rare d’avoir plusieurs générations sous le même toit avec un patriarche en bout de table qui disait la loi.

 

Avant le père travaillait, la mère élevait les enfants, maintenant les deux parents travaillent, tous les métiers peuvent être faits par les deux parents, c’est bien, et les parents sont amenés à confier leur enfant à une nounou, une crèche…

 

 

Q ? Des grands-parents qui ne peuvent pas être là ce soir, sont embêtés parce qu’ils ne peuvent pas voir leurs petits enfants, la mère les a retirés de l’école et leur fait classe à la maison. C’est comme un système sectaire, les enfants ne voient plus personne.

 

– il y a possibilité de porter plainte au juge des enfants qui fera une enquête, ou à l’ASE (anciennement DDASS) pour passer dans la famille et se renseigner. Pourquoi ce renfermement ? On ne sait pas comment les parents peuvent réagir si on fait un forçage. Plutôt dans la non-violence et créer une relation. Il pourrait y avoir une visite de courtoisie de quelqu’un. Il y a peut-être un problème psychologique fort, pour en arriver à une scolarisation à la maison ça veut dire que pour les parents l’extérieur est dangereux. Ça veut dire que la vision des parents est amendable. Il faut une visite pour voir s’il y a souffrance, savoir quelle est cette souffrance. Il n’y a peut-être pas maltraitance. Il faut qu’il y ait une tierce personne qui ne soit pas du côté des grands-parents. Souvent il s’agit d’Angoisse, donc on se protège. Si on se protège c’est qu’il ya danger.

 

– S’il y a scolarité à la maison, il doit y avoir une vérification de l’éducation nationale. Ils ont une assistante sociale scolaire à l’éducation nationale. Ça peut être une porte ouverte.

 

– Quel est l’avenir d’enfants comme ça qui n’ont pas de relations sociales, qui sont fusionnés à la mère ?

 

– la socialisation sera un problème.

 

 

Merci au Dr Poitevin, merci à ceux qui ont fait confiance et ont participé au débat.L'assemblée

 

Lecture par Gray (Françoise Dolto)

Notre secrétaire

Notre secrétaire

 

 

 

Prochaine séance : avec C. Signol : persécutions de 42-44, la liberté de choisir le Bien.

 

Au centre socio-culturel au Lardin st Lazare le 21 mai à 20h

 

 

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