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Fév 19

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Février 2014 – Le genre

 

ARES

La « Théorie » du Genre

Participants : 33

Mercredi 19 fevrier 2014

PRÉSENTATION

Tout en restant objectif nous allons essayer :

1) De définir ce qu’est le genre (c’est complexe)
2) D’en faire un historique rapide
3) De voir les aspects sociétaux du genre

1) : On parle de théorie du genre, il vaudrait mieux parler d’étude de genre. Cela reste principalement du domaine universitaire. Le genre qu’est-ce que c’est ?
Vous avez tous remarqué que nous avons un sexe (sauf si y a des anges ?) mais les études partent du principe qu’on a tous un ressenti. Un homme peut avoir des côtés féminins, comme une femme aussi peut avoir un ressenti masculin. Ce ressenti est sexué (mâle ou femelle) et peut être en harmonie ou en conflit avec le sexe de naissance.
Ce ressenti féminin masculin, pour certains psychologues ou philosophes, il est inné, pour d’autres il est absolument dépendant de l’éducation, de l’environnement.
Il reste à définir quand et comment ce ressenti inné, qui rentre en conflit avec le sexe que nous avons, devient un traumatisme. Comme par exemple un homme qui serait trop féminin à quel moment ce côté féminin devient problématique dans la société qui ne l’écoute pas forcément.

Présentation de la réunion par le Dr Delage

Présentation de la réunion par le Dr Delage ( droite)

2) :Dès 1949 Simone de beauvoir a écrit un livre, « le 2eme sexe ». Elle pense que le genre sexué est créé par l’environnement et l’éducation « on ne nait pas femme mais on le devient » pour dire simplement qu’une femme ne pouvait s’assumer que si elle avait eu un environnement qui lui permettait d’être femme. L’idée du genre a été mise en lumière aux USA dans les années 50-60. Il faut revenir aux expériences du sexologue John Money qui partait du principe que ce ressenti n’était pas inné mais qu’on pouvait faire avec une fille un homme et avec un homme une fille.
Dans les années 90, Judith Butler a publié un ouvrage : « the gender trouble » qui a été un énorme succès. Elle a été influencée par les psychanalystes français. Elle dit que le genre sexué est une performance : il faut bâtir son genre jour après jour.
– en gros on choisit sa position sociale, mâle ou femelle. C’est social cette histoire,. C’est une histoire sexuelle à côté. Il y a le sexe biologie (garçon fille), le sexe social (femmes douces, hommes aiment la bagarre), le genre, la sexualité. The gender trouble a été tiré à plus de 100 000 exemplaires.
A travers ce livre, toutes les féministes ont essayé de contester la domination des hommes. Et les homosexuels masculins, ont trouvé à travers lui, une justification.
– Vous voulez séparer le phénomène du genre du sexe, c’est pas rien. Il y a quand même un lien : J’ai vu des garçons habillés en blouse, jouant à la poupée ayant des anglaises dans les cheveux, qui sont devenus des hommes masculins. Moi (fille) je jouais au mécano et je ne me sens pas homme. Donc il y a autre chose, forcément.
Actuellement on parle beaucoup du genre dans les médias.
La polémique est venue de la volonté d’introduire dans les écoles la notion de genre. Ça a choqué beaucoup de parents. La question s’est posée tout bêtement : est-ce que c’est à l’école d’éduquer les enfants (sur le sujet) ?

– Quand l’école doit inculquer une idéologie à la place de la famille, on a vu ce que ça donne (fascisme, communisme)
– il faut pas aller jusque là, c’est pas dit comme ça. On est France, dans une démocratie, on ne va pas si loin
– ce qu’on essaye de faire, c’est par l’ABCD de faire comprendre que l’homme et la femme sont égaux. Je ne pensais pas que l’on voulait vraiment dire aux garçons tu peux être une fille, et aux fille « tu peux être un garçon »

Il y a des institutrices qui ont planché là-dessus. L’ABCD n’a qu’un défaut, il renvoie à un site qui s’appelle ligne azur, L’éducation nationale laisse faire ça.
– est-ce qu’il ya un enseignant parmi nous ?
– oui, deux
– je suis étonné que dans toutes les écoles on parle de ce dont vous parlez.
– c’est à titre expérimental dans quelques écoles (600) dans certains départements pilotes, avant de l’appliquer à la France entière.

Assistance attentive

Assistance attentive


– depuis quand ces préconisations ont été données à l’enseignement pour les écoles maternelles. Il est inadmissible dans l’état actuel de ces études que la politique se soit emparée de ce problème comme elle l’a fait. Pourquoi monsieur Chatel (de droite) de l’éducation nationale a été le premier à parler de ce sujet à l’éducation nationale.
– depuis 2 ans au lycée au programme de 1ère en science, c’est dans leur livre de sciences la théorie du genre.
– la « théorie du genre » n’existe pas : il y a des dizaines de théories du genre. C’est l’étude du genre qu’il faudrait dire. C’est parti de marxistes féministes. C’est marqué par le marxisme et le féminisme. On dit la femme est exploitée donc il y a un exploiteur donc c’est l’homme.il y a des séparatistes( ??) qui veulent mettre les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, et les universalistes qui veulent mettre tout le monde ensemble. Toute la psychanalyse est basée sur le principe qu’on est soit masculin soit féminin. Donc un psychanalyste ne peut pas valider cette théorie.
A quel niveau, à l’école, faudrait-il l’introduire ?
– pas à la maternelle, c’est ça qui est subversif : on s’adresse à des enfants qui sont tout petits.
– ça dépend de la façon dont c’est présenté.
– on ‘na pas attendu les directives actuelles pour, si les garçons veulent jouer à la poupée, les laisser faire. Ou même les filles qui jouent avec des camions. Il faut faire avant tout confiance à l’évolution des mœurs. La discrimination homme-femme dans le travail, notamment… ils pensent qu’on est pas apte pour le moment à repérer nos propres discriminations qu’on aurait à l’égard des enfants. Ils veulent nous donner quelques consignes pour agir en faveur de l’égalité.
– on est dans une société où la femme a tendance à être écrasée. On peut pas dire aux garçons et filles « vous êtes égaux ».
– C’est bien une égalité au moins en droit
– on en parle jamais de complémentarité. Dans un couple il faut être complémentaire, il y a toujours un fort et un faible.
– il faut faire confiance aussi à la famille : c’est à travers la famille qu’un enfant découvre la sexualité. Il voit un père une mère qui sont un couple et il sait qu’il vient d’un père et d’une mère.
– est-ce que l’idée de vouloir faire l’égalité par ce biais ne vient pas du fait que dans certaines régions les familles ont une culture où les hommes sont beaucoup plus dominants que dans notre culture. Est-ce que c’est donc pas pour ces milieux là qu’on essaie de rééquilibrer un peu.
– il y a vraisemblablement des influences étrangères effectivement.
– il y a une violation des droits de l’homme.
– le fait de vouloir que l’homme et la femme fassent la même chose, il avait été décrété que les garçons et les filles auraient les mêmes travaux manuels. J’ai (fille) appris à faire du ciment, à marteler le fer, les garçons apprenaient à coudre… régulièrement donc, on trouve qu’il faut faire quelque chose pour que l’homme et la femme soient pareil.
Est-ce que c’est le rôle de l’école ou de la famille d’éduquer ? on a tous eu notre période de puberté, c’est une période fragile, est-ce que c’est vraiment le moment pour entrer dans la tête des gens et leur demander « est-ce que t’es vraiment une fille ou vraiment un garçon ». réflexion de Debré : « on va en faire des êtres psychologiquement diminués »
– Pour le rôle de l’école. Il faut savoir que l’égalité recherchée l’est sous deux angles d’attaque : en 2007 (Chatel) voulait une égalité pour une égale possibilité scolaire.
2010 : égalité par rapport à la charte européenne.
2014 c’est une déconstruction des stéréotypes.
– est-ce qu’un enfant sait s’il est homosexuel ?
– d’après les psychanalystes, le très jeune enfant est un omnivore sexuel
– c’est un pervers polymorphe, le petit enfant : dans ses désirs il met de tout.
Dans les niveaux administratifs : il y a 80% de femmes dans l’administration mais seulement 30% dans les postes élevés.
Dans le système actuel les filles ne sont pas dévalorisée : 71% des filles ont le bac, 68% la licence… en médecine, 62% des inscrits sont des femmes, on ne peut pas dire que le système éducatif défavorise les femmes.
Si on revient au genre : il y a des gens qui souffrent d’avoir un genre différent de leur sexe de naissance. Il y a le regard des autres sur ces gens. On ne parle pas forcément des homosexuels. Y a un moment où ça peut devenir un traumatisme, quand la société ne veut pas voir ces gens, ils sont traumatisés et restent sur le bas côté. Que recherche la société : est-ce qu’elle continue dans ce que nous avons vécu ? dans ce qu’est notre éducation ? est-ce que c’est une déviation ? ces études de genre peuvent elles influencer notre propre sexualité ?
– Est-ce qu’un enfant adopté par un couple d’homosexuel ? est-ce qu’il ne va pas avoir un problème ?
Le but à long terme, est-ce que c’est d’éduquer et faire « évoluer » nos mœurs ?
Tour de table sur le genre :
– Pour moi c’est anti-naturel, ça défie l’anatomie, la physiologie humaine et le bon sens. C’est une façon de mettre la poudre aux yeux. C’est un thème à la mode, on en parle ça permet de ne pas parler de sujet plus importants.
– j’ai 5 frères au dessus de moi donc j’ai été élevée comme un garçon manqué. Je voulais être un garçon quand j’étais enfant. Après j’ai assumé ma féminité, il n’y a pas de problème là-dessus, mais quand on est fragile il faut faire attention. Il y a du recul au niveau du gouvernement, mais il faut être vigilant. Côté éducation, priorité aux parents.

attentive et souriante

attentive et souriante

– y a pas longtemps on parlait du mariage pour tout le monde, ça va devenir normal. Si l’homme peut être femme, la femme peut être homme… si tout ça vient sur le tapis, on en rajoute on en rajoute. Je ne sais pas quelle société se prépare mais je plains nos enfants et nos petits enfants. On a peut-être des principes un peu durs mais eux n’en auront pas du tout de principes.
– ça semble vouloir souffler un vent de liberté et d’égalité, mais j’ai l’impression qu’on est à côté de la plaque. Ça part d’un sentiment qui parait acceptable mais je trouve que ça n’apporte rien, ça ne peut que perturber des enfants, les mettre mal à l’aise. La vraie liberté c’est de laisser faire les enfants. Il faut veiller là-dessus la vraie liberté.
– je pense qu’il y a une volonté insidieuse de détruire la famille, ça a commencé avec la destruction du terme mademoiselle, puis avec le mariage pour tous.
– la théorie du genre, je me dis que si vraiment y a des hommes aux tendances féminines et des femmes aux tendances masculines et qui sont mal jugés par les autres, si on en parle c’est bien. Parce que ça a toujours dû exister, et si en en parlant ça peut permettre d’accepter l’autre, c’est bien. Si maintenant on en parle beaucoup, c’est surtout les féministes qu’on entend parler. Qui trouvent qu’elles sont inférieures. Pour les adultes c’est normal qu’on en parle. Mais pour les enfants ça risque de leur donner des idées qu’ils n’auraient pas eu sinon. Si ça peut apporter des problèmes aux enfants c’est ennuyeux. Mais pour les adultes c’est peut-être bien si ça peut aider à accepter les autres.
– on dit garçon manqué, on ne dit jamais une fille manquée
– on dit poule mouillée et c’est péjoratif. Un garçon manqué c’est pas péjoratif.
– on a vu au moyen âge les rois de France portaient la robe, certains la portaient d’une certaine manière. Certains étaient homo et d’autres nom donc pas de rapport à la robe. Au Maghreb tout le monde porte des djellaba, avec ou sans rien dessous.
– ce que je suis, tout ce que je sais, je le tiens d’une hussarde noire de la république. Elle dit il y a deux genres, le féminin et le masculin. Ça concernait le vocabulaire. Jusqu’à l’âge de 84 ans ça m’a totalement suffi. Je me demande pourquoi les emmerdeurs viennent bouleverser ce qui marchait très bien jusque là.
– à partir d’un certain âge on passe au genre neutre. Comme toujours, toutes ces théories viennent des USA ou de la Suède. Les toilettes ne sont pas différenciées homme-femme. Les femmes peuvent aller dans des toilettes avec du pipi par terre. Ce sont toujours des mouvements venant des USA.
– je suis de l’avis de cette dame qui a 4 frères et qui jouait avec des camions et ça ne la perturbait pas du tout. Donc il faut laisser les enfants, si une fille joue à des jeux de garçons, sinon ça les contrarie.
– maintenant on détruit tout dans la famille, les enfants ne s’occupent pas. Maintenant on prend son bain les enfants sont là. Le « genre » ça fait partie de ce laisser-aller
– je pense que parler du genre ne peut pas influencer en mal un enfant qui sait qu’il est à 100% garçon ou fille. Par contre ça peut aider un enfant qui en sait pas trop et qui se sentira mal dans la société. C’est bien que l’éducation arrive là car certains enfants ne pourront pas forcément parler aux parents.
– est-ce que c’est le rôle de l’école ? est-ce que c’est pas seulement de savoir compter lire écrire ?
– les enfants qui vivent dans des familles musulmanes ? dans certaines régions vous ne voyez plus de femme dans les rues ? l’enfant qu’est-ce qu’il devient ? est-ce que l’école ne peut pas avoir ce rôle ? pas d’éduquer mais d’informer.
– je suis d’accord que l’éducation c’est le rôle de la famille mais si la famille est déficiente est-ce que c’est pas le rôle de l’école de pallier ?
– j’ai rien compris. J’ai acheté le bouquin de Judith Butler mais si j’ai compris quelque chose dans ce qu’elle dit, pour moi je ne sais pas si le mot « genre » convient bien. C’est un combat du féminin, l’homme contre la femme. C’est aussi un combat pour les homos, pour leur place, c’est une question de place. C’est que les femmes voudraient être l’égale de l’homme mais elles ne peuvent pas être égales à l’homme car elles ont toujours été plus petites, moins fortes. Au départ le genre est un combat des féministes pour devenir l’égale de l’homme.
– le genre c’est pas une histoire de sexualité ni d’être homme ou femme mais l’histoire de la place qu’on peut avoir dans la société. Ça a évolué. Maintenant il ya des femmes qui conduisent des camions, qui sont dans l’armée, c’était inimaginable il y a30 ans. On peut s’interroger sur ce qui est culturel dans tout ça ? Qu’est-ce qui est culturel et qu’est-ce qui est biologique ? Premièrement les études de genre ont été faites par des gens de sciences humaines. Ce n’est pas de la science parce que c’est très subjectif. Partant de travaux qui partent dans tous les sens, y en a qui ont retiré UNE théorie et qui l’ont appliquée. Tant qu’on est dans l’étude c’est bien, mais de l’appliquer c’est l’erreur. L’utilitarisme de la science : on se sert de la science pour faire avancer ses idées. Une féministe homosexuelle se dit « je vais faire une théorie pour l’appliquer après ».Aparté
Les études de genre : le sexe : XX ou XY. On peut le déterminer dès les premières cellules. Il y a le genre c’est-à-dire la position sociale, et ensuite la sexualité. Certains disent que c’est pas lié et d’autres disent que tout est lié.
– je pense qu’un homme qui aurait 100% de genre féminin et une femme qui auraient 100% de genre masculin peuvent se marier et être heureux.
Deuxième tour sur l’éducation :
– en Finlande Suède et Norvège on a établi un dispositif identique à ABCD. On a fait une étude sur la compréhension de l’écrit. On s’est aperçu qu’il y a une inégalité entre les hommes et femmes supérieure dans ces pays là qu’ailleurs. Par rapport aux pays européens qui n’ont pas étudié ces méthodes, c’est un fiasco complet. La Finlande fait partie de ces pays ou les inégalités garçons filles sont les plus grandes. L’éducation, il y a des gens payés pour transmettre les connaissances et il y a les parents. Même si y a des familles monoparentales.
– quand je parlais de familles déficientes je ne parlais pas forcément de familles monoparentales.
– depuis que le monde existe il y a des hommes et des femmes qui font des enfants, ça semble naturel.
– l’école peut apporter une complémentarité par rapport à ce que fait la famille. L’idéal c’est que l’école soit en harmonie avec les parents.
– pas sur ce sujet, l’éducation nationale a tant de choses à faire qui sont importantes. Son rôle c’est d’instruire, de transmettre des connaissances.
– si un enfant pose une question ?
Définition de l’ABCD : la phrase du ministre : il faut arracher les enfants au déterminisme de la famille. Comme tout se joue avant 5 ans (crèche comprise) il faut parler neutre. On ne parle pas de garçon et de fille on parle d’enfant, on ne parle pas de père et de mère, on parle de parents. Dans les crèches, et les maternelles pilotes on doit supprimer les jeux et livres trop sexués, il faut seulement du neutre.
– Il n’y a pas de manuel actuellement, les programmes sont en cours de construction. On nous montre qu’on a des stéréotypes et qu’on ne traite pas de la même façon les garçons et les filles. Le ministre s’éloigne un peu de la théorie du genre mais va plutôt vers l’égalité au niveau professionnel. Par exemple un cours avec les enfants on va relever avec les enfants dans un livre s’il y a pas plus de personnages féminins et masculins dans un livre.
– j’ai l’impression qu’on veut supprimer la famille.

– alors c’est à la famille d’éduquer sur ce sujet là.
– L’école ne peut pas être neutre. On a les enfants 6 à 8 heures par jour on les connait parfois mieux que leurs parents.
– dans l’éducation j’ai lu aussi qu’on voudrait changer dans ce cadre, la langue française. Par exemple le masculin ne l’emporterait plus sur le féminin dans les accords. Ça va un peu loin, c’est du massacre de la langue française. C’est déjà difficile que les enfants parlent et écrivent français, parlent correctement. Changer la langue française ça parait aberrant. Je reconnais que si l’école n’est pas là pour éduquer dans la théorie du genre, l’école a un important rôle éducatif pour enseigner le respect de l’autre, face à la défaillance de la famille de ce côté. Les maîtres qui prennent le relais sont méritants. C’est un métier difficile et de plus en plus difficile. Quand j’étais petite que j’allais à l’école et qu’en rentrant à la maison le maitre disant à ma grand-mère ce que j’avais fait j’avais droit à une punition. Maintenant le maitre n’a plus le droit de dire rien sur l’enfant. Il y a un laxisme et une déviance.
– je pense qu’il y a une défaillance par différentes raisons de la part des parents et si l’éducation ne devrait pas parler d’autre chose que l’éducation, elle doit bien pallier la déficience des familles.
– quand j’ai commencé à enseigner, y avait le cours de morale, accepter l’autre, respecter l’autre, des notions que je crois, on donne encore maintenant. on essayait d’intégrer ce cours à la vie de la classe. Je ne comprendrais pas que l’école ne donne pas de l’éducation. Le genre c’est peut-être autre chose, mais l’égalité homme/femme c’est normal que ça se trouve à l’école. Il y aura des extrémistes qui feront trop ou trop peu, et la grande majorité qui fera bien son boulot.
– l’école dans certains milieux, ça ne peut apporter que du bien. La femme dans certains milieux c’est vraiment en dessous de tout.
– j’ai une méfiance vis-à-vis de l’éducation nationale par rapport à la méthode. Il y a le fond et la forme. Sur le fond je suis d’accord qu’il y a des choses à faire. Rien qu’avec le mariage pour tous, il faudra expliquer aux enfants que certains n’auront pas de fête des pères et de fête des mères. Est-ce que quelque chose est en train de se reproduire en France ?on a déjà un passé, on sait déjà ce qu’ils ont fait avec, on sait ce que ça donne. En 90 au cours d’éducation civique, il y avait le discours d’Harlem Désir à Oslo. Y a des gens qui se posent la question du nom de l’école « maternelle » car c’est un nom trop féminin.
– c’est comme à la messe, on dit « le travail de l’homme » et une fois il avait rajouté « de l’homme et de la femme » c’est parce que c’est dans l’air du temps mais ça va passer.
– j’adhère à la responsabilité de l’école en matière d’éducation. Je ne comprends pas que les politiques aient le culot de dire que l’école est faite uniquement pour l’instruction et pas l’éducation. Ils ont oublié que dans certains milieux (pas seulement les banlieues il y a 80 ans c’était pas le problème) les familles comptaient sur l’école pour être instruits mais aussi pour recevoir une éducation qu’eux-mêmes ne pouvaient pas leur donner. C’est réducteur de vouloir restreindre l’enseignant au rôle d’instructeur. Les solutions ne sont pas connues : je pense qu’on avait cru trouver une solution quand après avoir instaurer l’école unique publique et obligatoire on a créé une école privée, « libre ». si la notion de laïcité était très clairement expliquée, on pourrait faire confiance à l’école pour qu’elle distribue de l’éducation.P1000238
– l’éducation d’abord passe par les parents. Quand les parents font leur devoir, quand ils arrivent à l’école, les enseignants sont là aussi.
– je pense qu’on peut donner une très bonne éducation et se retrouver avec un enfant qui n’a pas le genre qu’il avait au départ. Et à ce moment là on fait quoi de son éducation et de son enfant ? j’ai du mal à accepter tous les clichés que j’entends.
– c’est ce qu’on pense
– c’est ce qu’on constate aussi
– c’est important quand un enfant a des parents qui ne savent pas ou ne sont pas capables de répondre à ces questions sur le genre il faut bien qu’il y ait un relais à l’école, un relais adulte capable de compléter.
– dans ma classe de maternelle il y a des maternelles et des voitures et les garçons sont ravis de jouer à la poupée et les filles sont ravies de jouer à la voiture. J’espère que le ministre n’arrêtera pas tout ça.
C’est peut-être une chance ou une opportunité pour les familles de reprendre en main l’éducation de leurs enfants. Il n’y a pas que le programme, il y a aussi la relation : la relation des enseignants ou des parents à leur enfant c’est très important. Une distinction de Blaise Pascal entre les corps et l’esprit. A l’école qui est un lieu d’esprit, il ne devrait pas y avoir d’interférence du monde matériel (politique, sexuel, économique…)
– On s’aperçoit que dans l’évolution des sociétés il y a toujours un phénomène de balancier. On va dans un sens et au fil du temps on repart dans l’autre sens. Malheureusement en France on ne sait pas aller dans l’autre sens sans aller d’abord jusqu’à la cassure (révolution)…
– l’effet boule de neige contre l’ABCDaire. Les slogans dans la rue à Paris sont odieux.
ce qui est déplorable, c’est de remettre en cause les fondements de notre société pour répondre aux problèmes d’une infime minorité.

Il faut respecter la dignité de tout le monde, quel que soit son genre.

Samedi 14 juin à Temniac 10h-17h journée de reflexion sur le sujet .

Cette rencontre à été suivie par une ne dégustation de tarte aux pommes accompagnée de cidre bouché. P1000239P1000245P1000235affiche gender finales

 

Pour compléter cette réunion, une vidéo intéressante, cliquez ici

 

Annonce

Le 14 juin 2014 de 10h00à17h

Notre dame de TEMNIAC

Réunion sur le genre Animée par

Henri MIALOCQ (psychologue et psychanalyste)

Bernard CALLEBAT

Docteur en droit civil et droit canonique professeur à Toulouse.

 

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