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Jan 22

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Janvier 2014 – La prison

Réunion de l’ARES du mercredi 22 janvier 2014 à Bersac

 

 

LA PRISON

 ( participants 45)

 

Intervenant spécial : l’Amiral Réglat-Boireau,

Vincent Van Gogh  - La cour de la prison

Vincent Van Gogh – La cour de la prison

visiteur de prison

 

Présentation de l’ARES par le docteur Delage

 se rassembler (de divers horizons) parler ET écoute l’autre

 Albert Rouet a « validé » nos lignes générales de

fonctionnement.

 Les intervenants sont des personnes qualifiées qui sont là pour nous faire réfléchir mais pas pour donner la ligne de pensée de l’ARES (notamment pour les OGM) chacun est libre de forger sa propre idée.

 

 

Présentation de Monsieur Réglat-boireau

 

Int : 36 ans dans la marine nationale ; à la fin de sa carrière, a participé à un JET (jeune en équipe de travail). Çela a pour objet d’empêcher des jeunes majeurs (18-21 ans) d’aller en prison en leur donnant des valeurs que l’on donne habituellement : se lever le matin, lever le drapeau, respecter les autres, prendre part aux tâches générales ; devenir visiteur de prison semblait une suite logique ; il a exercé cette fonction 8 ans et demi à Neuvic en Dordogne,et s’est arrêté il y a 18 mois.

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Vue d’ensemble

 

 Introduction

 Les prisons datent du début du 19e siècle. Avant on les enfermait en attendant de leur couper le cou ou de les envoyer aux galères. Depuis 19è siècle les prisons sont organisées pour priver quelqu’un de liberté ou l’amender en fonction de sa peine.

 L’état de droit ne doit pas cesser à la porte des prisons.

 La prison en France : il y a 2 classifications. On les mélange souvent : les maisons d’arrêt et les centres de détention.

 Les maisons d’arrêt c’est en attendant d’être jugé : les gens y sont stressés car ils ne savent pas la peine qui va leur être appliquée. Il y a la maison d’arrêt de Périgueux. La surpopulation des prisons c’est dans les maisons d’arrêt (4-5 pers par cellule)

 Les centres de détention en général ont une adéquation entre le nombre de détenus et leur capacité par cellule). En Dordogne il y a Neuvic et Mauzac (plutôt délinquants sexuels à Mauzac)

 Dans les centres de détention les condamnés connaissent leur condamnation donc ils peuvent « s’organiser ». ils peuvent déjà se préparer à la sortie, c’est leur souci majeur.

 

 Il y a 2 catégories de responsables de centres pénitentiaires :

 

  • Les responsables à proprement parler : qui veillent à ce que les détenus ne s’évadent pas et soit correctement traités pendant leur séjour

  • Les SPIP qui s’occupent plutôt du caractère social de la situation des détenus (lien avec la famille, préparation des comparutions devant le juge)

 Il y a 67-68000 prisonniers en détention en France. Il y a 250 000 personnes « sous main de justice » en dehors de la prison mais suivis par ces SPIP (service pénitentiaire d’insertion et de probation). Les surveillants sont en nombre suffisant ; le personnel des SPIP pour suivre les gens à l’extérieur est très insuffisant.

 

 Le rôle du visiteur de prison :

 Il sert à écouter le détenu. Il est important qu’il ne soit pas de l’administration pénitentiaire, ni magistrat ni médecin il est quelqu’un d’extérieur qui vient parler de la pluie et du beau temps.

 Il fait partie d’une association : il ne doit pas faire de prosélytisme (ça c’est le rôle de l’aumônier) et ne doit pas parler de religion. Ce n’est pas toujours facile de « s’amputer le raisonnement » et ne pas parler de salut.

 Cet univers est tout à fait désagréable, insupportable, malgré tous les perfectionnements, la modernité des locaux, le stress est palpable omniprésent :

 

 Le détenu qui met la musique trop fort, qui ne respecte pas son codétenu, qui fait le caïd… on dit l’enfer c’est les autres. Exemple d’un homme d’âge mûre qui se retrouve en prison pour factures impayées et qui se retrouve en cellule avec des jeunes violents. Il disait que c’était injuste il se faisait taper ou insulter. Il fallait le changer de codétenus. Il a été mis avec des délinquants sexuels plus âgés qui sont plus « pépères » et ça a été mieux.

 Les délinquants sexuels sont martyrisés par les autres dits « délinquants nobles » (voleurs)

 

 Il y a les délinquants riches : par exemple les cantiniers qui peuvent se faire des plats sympathiques (c’est une société privée qui livre les plats et qui vendent aussi les suppléments) alors qu’il y a des indigents.

 Il y a ceux qui travaillent, les entreprises paient à la tâche et il n’y a pas de travail pour tout le monde.

 Donc disparité économique.

 Il y a disparité intellectuelle : certains sont cultivés, se forment, passent des examens, ont du plaisir à lire. Ceux qui veulent travailler et tirer le meilleur parti possible d’une situation désagréable, ils vivent mieux en prison que ceux qui n’ont pas ces aptitudes.

 Il y a ceux qui se laissent aller et vivent une vie végétative (pas de sport pas de sortie…)

 Il y a des étrangers (notamment dans le trafic de drogue) et qui sont vraiment coupés de tout.

 Il y a ceux qui vivent dans le remords (un qui a tué sa femme dans un état d’ébriété) et qui sont heureux d’être en prison car ils veulent payer pour ceux qu’ils ont fait. Il y a des remises de peine pour ceux qui se tiennent bien en prison (si on se tient bien on fait à peine 2/3 de sa peine).

 Les malades mentaux qui n’ont pas leur place en prison.

 

 Les SPIP sont débordés.

 Résultat : les calmants autrefois étaient délivrés au jour par jour aux détenus. Maintenant pour raison d’effectif ils sont donnés à la semaine, donc il s’organise un trafic au sein de la prison par rapport aux calmants.

 Les sorties de prison : il faut un lieu où dormir, un moment de rendez-vous et un travail

 Le rôle de visiteur de prison : c’est un rôle précieux pour le détenu qui a besoin de contact humain indépendamment de ses choix religieux

 

 

Le Débat 

 

 – Le comportement des condamnés quand ils ont écopé d’une peine après être restés libres en attendant le jugement est-il différent de ceux qui sont arrêtés directement au moment de l’infraction ?

 Jean, aumônier de prison : le pire c’est pour ceux qui se sont reconstruits. Ils ont fondé une famille, ils travaillent et se font rattraper quelques mois après pour purger par exemple 18 mois de prison. Ils sont très amers parce qu’ils ont vraiment fait l’effort de se reconstruire, de se réintégrer.

 

 – Mais il y en a qui utilisent le fait de s’être reconstruit et d’avoir une nouvelle vie pour éviter la prison. Est-ce que souvent les prisonniers n’ont pas une attitude pour vous faire croire quelque chose, juste pour éviter la prison ?

 

 – Mail d’un aumônier (ami dr D) : « l’éthique nous concerne nous aussi, la discrétion nous est imposée, il convient de ne pas se laisser enfermer dans l’histoire que beaucoup se sont construits »

 

 – La grande difficulté c’est de résister à la manipulation (mais ce n’est pas qu’en prison)

 

 – Le visiteur ne sait pas ce que le détenu a fait, on n’a pas accès au dossier. Si la personne se confie on accueille sa parole, mais on ne sait pas. On peut se faire manipuler .

 

 – On côtoie des gens d’un certain âge et des jeunes, quand on voit qu’un jeune de 14 ans dit qu’il a été en garde à vue comme si c’était une médaille. Ces gens-là quand ils sont arrêtés ils se mettent à pleurer, non pas parce qu’ils regrettent mais parce qu’ils ont été pris. Faut pas tomber dans le piège. Ce qui me chagrine dans ce qui est dit à la télé ou ailleurs, par exemple ceux qui font une infraction routière et qui sont mélangés avec des assasssins ou des trafiquants de drogue.

 

 V : Les détenus sont généralement en cellule individuelle, sauf s’ils demandent à être à deux. Quand on est en cellule individuelle et qu’on a la chance d’avoir un travail dans la journée, on peut vivre en autonomie.

 

 – Mais quelle est l’autorité qui décide qui est placé où ?

 

 V : C’est le directeur (ou souvent une directrice) qui décide mais qui va faire attention. Par exemple quelqu’un qui est suicidaire va être mis avec quelqu’un qui pourra le soutenir.

 Il y a aussi le cas des personnes âgées qui ne veulent pas quitter la prison. Y a le chauffage (16°C en hiver), la nourriture, la télé… dehors ce serait la rue, sous les ponts. Heureusement il y a l’Eglise ou les compagnons d’Emmaüs qui ont des centres pour recevoir les gens quelques temps.

 

 – Y a-t-il un âge limite ?

 

 Non pas d’âge limite. Il y a un octogénaire à Neuvic.

 

 – L’idéal c’est quand même de ne pas aller en prison. Y a des gens qui savent très bien qu’ils vont aller en prison, on ne va pas les plaindre ces gens-là.

 

 – Ils sont quand même privés de liberté !

 

 – Privés de liberté mais pas de dignité. Il ne faut pas qu’ils soient tapés ou volés ou violés en prison.

 

 – On peut imaginer que la prison est faite pour punir, ou pour préserver la société de gens dangereux, ou pour remettre les gens dans la vie… à quoi doit servir la prison ?

 

 V : Les deux sont vrais. C’est la société qui envoie en prison, pas la partie civile. La peine sert à punir. On essaie d’utiliser le temps passé en prison pour en tirer le meilleur parti et offrir une formation et les moyens d’une réinsertion à la sortie. Mais certains profitent de ces moyens et d’autres n’en profitent pas. Ceux qui ne peuvent pas et ceux qui ne veulent pas.

 

 Jean – aumônier de prison à Uzerche, missionné par l’évêque et autorisé par l’administration pénitentiaire. Donc obligation de réserve.

 La différence avec le visiteur c’est que l’aumônier rentre dans la cellule. Rôle : rencontres individuelles pour entamer un dialogue, être présent, écouter, même silencieusement, redonner confiance, recréer un lien avec l’extérieur en vue d’une resocialisation. On peut être le signe que la société extérieure n’est pas mauvaise pour eux.

 On a des rencontres de groupe de partage de parole biblique et des célébrations eucharistiques. On participe à la réinsertion en redonnant confiance aux uns et aux autres. Les groupes de rencontres sont des espaces de liberté et d’expression.

 Le lien avec l’extérieur favorise la reconstruction. C’est pas parce qu’on est aux côtés des détenus qu’on est DU côté des détenus. : Quand on rencontre un détenu on est 4 : Dieu, le détenu, la victime et l’aumônier. On n’évacue pas la victime : un détenu qui est dans le déni (s’ils ne le disent pas on ne sait pas ce qu’ils ont fait). On intervient pour essayer de casser le déni car on en peut pas se reconstruire dans le déni. (mais l’aumônier n’a pas non plus accès au dossier du détenu, il ne connait que ce que le détenu lui dit). Mais il arrive également que les gens sont là par erreur.

 

 Les délinquants sexuels sont souvent mis à part. Par exemple on ne sert pas la main d’un délinquant sexuel ; pour les autres détenus, c’est un paria. Mais en groupe, on peut arriver à ce qu’ils parlent et se serrent la main.

 Un autre exemple : un détenu sur le point de sortir après 11 ans de prison (pour meurtre), très angoissé à l’idée de sortir. Les autres délinquants ont passé du temps en groupe à lui remonter le moral.

 Un autre exemple encore : un jeune musulman très énervé pour différentes raison. On a parlé et quand on est reparti il m’a dit « quand tu es arrivé j’avais une boule là, et maintenant que tu pars, je ne l’ai plus »

 Il arrive que les musulmans ou même les protestants demandent à voir l’aumônier.

 On parle de relation d’homme à homme, relation humaine : à Mauzac, l’aumônier disait : peut-être bien qu’il y a 60% de pathologies mentales à Mauzac. (ça ne veut pas dire qu’ils soient forcément irresponsable de leur acte).

 Les expertises psychiatriques : on doit répondre à trois questions : est-ce qu’il était conscient, est-ce qu’il était responsable et est-ce qu’il est sensible à la sanction. Il doit juste répondre oui/non et argumenter.

 

 L’administration :

 – Est-ce qu’on ne pointe pas du doigt une énorme carence et un énorme arbitraire dans l’administration pénitentiaire ?

 V : Ce n’est pas l’administration qui fait entrer en prison et qui fait sortir de prison.

 Les commissions d’indigence décident de l’aide donnée à certains détenus pour payer leur télé par exemple ou pour acheter quelques améliorations de repas. Individu par individu, chaque cas est regardé. On reste 3heures en réunion. Il y a des gens très humains parmi le personnel pénitentiaire. D’autres sont plus dans la répression.

 Ceux qui connaissent le mieux les détenus ce sont les surveillants, c’est eux qui sont au contact toute la journée. On parle peu des coups qu’ils prennent mais on ne parle pas du tout du bien qu’ils peuvent faire.

 C’est comme à l’extérieur, il y a des gens qui font bien leur travail et d’autres qui le font moins bien

 La prison reflète bien la société, même si c’est dans un microcosme.

 

 Les détenus :

 – Les prisonniers qui sont riches, ils ont le droit d’avoir l’argent qu’ils veulent en prison ?

 V : Ils sont privés de liberté pas de tout le reste. Ils ont un compte détenu par le trésorier de la prison qui peut être alimenté par la famille. On prélève dessus ce qui paie la partie civile ou la cantine… si le détenu n’est pas solvable, c’est l’état qui paie la victime, puis l’état se retourne contre le détenu qui paie pendant son emprisonnement et même après.

 – L’argent peut permettre de choisir son codétenu ?

 V : Pour revenir à l’argent, les gens qui ont l’argent ça va leur servir en amont : ils peuvent se payer un bon avocat. Un avocat ça coûte cher.

 

 Il n’y a pas une sorte de prison : les prisons sont très différentes.

 J : Par exemple un détenu vraiment dépressif et ayant besoin de son traitement se faisait prendre ses cachets et il devait garder les téléphones portables (illicites) des autres détenus. Le fait de passer par les surveillants a permis de gérer la situation. Il ne faut pas non plus shunter la relation avec le surveillant en passant directement par la hiérarchie sinon le surveillant aura un problème.

 

 Par exemple un détenu qui confie qu’il va se suicider à l’aumônier ou le visiteur, doit-il le dire au surveillant ou pas ? il ne doit pas, car la relation de confiance serait cassée. Donc il faut utiliser le dialogue mais c’est pas évident.

 

 L’aumônier ne doit pas entretenir de relation avec le détenu qui sort de prison. C’est bien dans le sens que lorsqu’il sort il doit passer à autre chose, on ne doit pas sans cesse lui rappeler ce qu’il a fait et par quoi il est passé. On peut l’envoyer vers les paroisses. Mais la relation s’arrête à la porte de la prison.

 

 Le visiteur de prison pourrait s’autoriser, en tant que citoyen, de continuer à voir les ex-détenus. Chacun fait selon ce qu’il peut mais ce n’est plus le même métier.

 

 

 Aumônier : je voulais m’occuper de personnes en grande perdition. Je m’étais occupé de la maison d’arrêt de Tulle où je n’entrais pas dans la prison mais je faisais juste les célébrations, puis on m’a demandé de remplacer l’aumônier d’Uzerche. Faire vivre l’église en prison : on n’amène pas l’église en prison, on la rejoint.

 Ce qui fait plaisir, c’est que les gens qui ont choisi d’aller visiter en prison, c’est pour essayer de les remonter vers un mieux, plutôt que de les enfoncer.

 

 Est-ce que cette fonction vous a humanisé, vous a apporté beaucoup ?

 

 Visiteur : oui, parce que dans la marine on est dans une bulle un peu protégée, tout se ressemble. On découvre les drames en prison, les familles qui restent dehors. Autant de visités, autant d’aventures. On apprend l’humilité, on apprend à se taire, à écouter.

 Aumônier : j’ai beaucoup appris. Combien la confiance peut libérer la parole. On rencontre des gens, des jeunes ou des types intelligents, je leur dis qu’il faut arrêter les bêtises et s’en sortir parce qu’ils peuvent, mais ils disent qu’ils peuvent pas arrêter facilement, que dehors ils seront sous les ponts… les récidivistes ce sont les petits malfrats. Il a des gens qui ont 14 ans de prison cumulés (à coups de 6 mois, 8 mois…)

 On a tous notre part de fragilité. On peut tous basculer. Ces gens-là quand ils reconnaissent leur fragilité ils gagnent en humanité. Quand je rentre en prison je n’ai pas peur, j’ai un grand respect, ça pourrait être des gens comme dans la rue. L’aumônier rentre les mains vides et sort les mains vides. C’est gratuit complètement. Le fait que quelqu’un fasse la démarche d’aller les rencontrer, c’est déjà important pour eux.

 

 V : On devient visiteur de prison comme on se fait gendarme ou militaire. Les jeunes qui s’y préparent semblent avoir de l’enthousiasme. Il y a une hiérarchie, ils ont des grades, des gallons. Ça se militarise dans l’aspect extérieur.

 – Quand il y a un visiteur homme ou un visiteur femme, quel est la différence ?

 Ils préfèrent des femmes.

 

 V : Les gens qui travaillent en prison sont soumis à une éthique rigoureuse.

 Par exemple, quelque chose qui choque c’est le tutoiement. Ça peut être désagréable d’être tutoyé notamment par des plus jeunes. C’est interdit, même, maintenant.

 

 Ces nouvelles prisons où tout est automatisé, on ne voit plus personne, on ne voit pas de surveillants. Ils sont dans une espèce de cage et tout se fait par caméra, on ne les voit pas.

 

 – Y a-t-il des aumôneries pour le personnel pénitentiaire ?

 J : Non c’est le même, mais il n’y a pas vraiment de demande du personnel. (ils ont la possibilité de voir quelqu’un à l’extérieur et de ne pas tout faire sur le lieu de travail)

 – A l’inverse, « j’ai été en prison et vous ne m’avez pas visité ? » Est-ce que ce n’est pas une anomalie qu’il n’y ait ici qu’un seul visiteur de prison ? on pourrait se préoccuper de savoir si les citoyens n’ont pas un devoir vis-à-vis de ceux qui sont en taule. Deviser ou échanger sur les possibilités d’améliorer et de transformer ce système. La société pourrait se préoccuper d’une modification.

 

 J : On peut préciser que les aumôneries de prison recrutent. Au niveau des célébrations il y a des équipes : l’aumônier, l’aumônier auxiliaire, et ceux qui préparent la célébration. L’aumônier n’est pas nécessairement prêtre ou diacre, mais il est mandaté par l’évêque et agréé par la prison.

 Il y a un déficit pour mieux accompagner, mieux être présent à la sortie de prison, comment aider. Et l’église est peu présente aussi auprès des victimes, spécifiquement. Ce sont des axes de réflexion.

 Il y a aussi un grand manque dans l’accueil des familles.

 

 On oublie les victimes, on parle des détenus. Mais pour la réinsertion, il faut que la famille du détenu soit confortée pour être prête à l’accueillir sinon il risque de replonger.

 – Encore faut-il qu’il ait encore une famille

 – C’est le cas de beaucoup d’entre eux ?

 J : Il y a beaucoup de jeunes notamment qui sont en prison parce qu’ils n’ont pas eu de famille, ni d’amour ni d’éducation.

 

 Lecture finale : dite par Mgr l’Évêque d’Oran homélie prononcée dans sa cathédrale en 1981 :

 

« Nous sommes et nous voulons être des missionnaires de l’amour de Dieu tel que nous l’avons découvert en Jésus-Christ. Cet amour, infiniment respectueux des hommes ne s’impose pas, n’impose rien, ne force pas les consciences et les cœurs. Avec délicatesse et par sa seule présence, il libère ce qui était enchaîné, réconcilie ce qui était déchiré, remet debout ce qui était écrasé, fait renaître à une vie nouvelle ce qui était sans espoir et sans force. »

 

 

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En attendant les retardataires

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Apartés !

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Le maître de cérémonie !

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Présentation du débat par le Dr Delage

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Les bons élèves devant !

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Notes pour le compte-rendu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’effort le réconfort

 

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Moments de convivialité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ça discute, ça discute ……………

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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