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Mar 13

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Mars 2013 – Violence Israël Palestine

ARES – réunion du mercredi 13 mars 2013 à BERSAC –

 

 La violence : Israël / Palestine :

 

existe-t-il une issue possible aux conflits dans l’impasse de la violence

 

par le Père Christophe Lafaye.

 

 

Israéliens/palestiniens = prototype de l’état de violence

 

 

Il se passe des choses en permanence là-bas. Les accords d’Oslo ont commencé en 1993 et même si ça ‘na pas abouti, il y a toujours des essais pour faire aboutir la paix. Tant que ce n’est pas réglé, y a des gens qui négocient.

 

Etat d’Israël :

 

  • Superficie : 20 770 Km² (soit : Dordogne + Gironde) et si on enlève le désert

 (12.000 km²) il reste moins que la surface de la Dordogne pour la partie habitée.

 

  • population : 7 026 000 habitants (mai 2006)

  • 76% de juifs

  • 20% d’arabes israéliens (dont une minorité chrétienne)

  • 4% ni juifs ni arabes donc originaires du monde entier.

 

 La densité de population joue déjà comme facteur dans les conflits

 Palestiniens : ils se retrouvent en Cisjordanie + bande de gaza + le Golan + Jérusalem Est

 

La largeur du pays fait moins de 100 kms

 Territoires palestiniens :

 

  • Cisjordanie 5000 km² (1/2 Dordogne) avec 400 000 colons israéliens

  • Bande de gaza 370 km² non contigu au territoire cisjordanien 1,8 million d’habitants (avec un mur autour, donc comme une prison à ciel ouvert, et côté maritime il y a peu de possibilité de s’éloigner du rivage, l’accès étant sous contrôle israélien)

 

Il n’y a pas officiellement d’état palestinien (pas de frontière, pas d’autorité territoriale) mais il y a une administration, un gouvernement, une armée. En revanche, ils ont depuis 2013 un statut d’ « observateur » à l’ONU.

 C’est le Hamas (*) qui dirige la bande de gaza (islamistes) et la Cisjordanie dépend d’une autre autorité plus régulière : le Fatah (**)

 

(*) Le Hamas est un mouvement de résistance islamique, créé par les frères musulmans sur les principes du Coran, avec pour objet la destruction de l’Etat d’Israël, il rejette les accords d’Oslo, et est considéré comme mouvement terroriste.

 

(**) le Fatah, est l’organisation politique et militaire fondée par Yasser ARAFA, au Koweit en 1959, il est membre de l’ « International Socialiste »

 

 La « ligne verte » est une frontière totalement fictive dessinant la Cisjordanie

IR1

 

Historique

 Jusqu’en 1914 toute cette région était dominée par les ottomans (turcs).

 En 1914 les ottomans sont tombés et les arabes ont voulu retrouver leurs territoires.

 Fin 19ème siècle il n’y avait que 10% de juifs.

 Après 1914 les juifs ont eu le mandat sur la Palestine et ont commencé la colonisation.

 Ils ont demandé un « foyer national juif ».

 Dans le même temps les populations arabes voulaient devenir leur propre état et ne pas rester sous mandat britannique.

 A partir de 1929 l’immigration juive a été accélérée vers la Palestine.

 A la fin de la 2ème guerre mondiale les nations unies ont délimité le territoire de 52% pour Israël et 48% pour la Palestine, et Jérusalem en territoire international. Le territoire arabe est composé de trois territoires qui se touchent et le territoire israélien fait un long ruban entre.

 Dès 1948 l’état d’Israël se proclame indépendant et déclenche la guerre avec la Palestine. A la fin de ce conflit, Israël a gagné 70% du territoire. Il ne reste que la Cisjordanie et la bande de gaza aux Palestiniens, qui sont là mais n’ont plus d’état propre.

 La Cisjordanie est sous administration jordanienne, et la bande de gaza est sous administration égyptienne.

 50% des réfugiés palestiniens vivent en Jordanie et 50% vivent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie depuis 1948. Ils vivent des aides de l’ONU (écoles par l’ONU et distribution de nourriture par l’ONU).

 Il y a plus de 700.000 réfugiés partis dans les pays voisins.

 En 1967 Israël déclare la guerre de 6 jours. Israël cloue l’aviation égyptienne au sol et repousse les égyptiens de gaza (et du Sinaï).

 Ils ont annexé le Golan et Jérusalem Est en précisant qu’ayant réunifié Jérusalem pour être leur capitale, cette ville ne devrait plus jamais être découpée.

 

En fait, Israël n’a pas voulu annexer la bande de Gaza et la Cisjordanie car les juifs se seraient retrouvés minoritaires dans leur pays.

 

 

  1. Les jeunes (enfants de la génération de 1967 : qui n’ont jamais connu autre chose que l’occupation) descendent dans la rue et jettent des cailloux sur les véhicules militaires (c’est la première « intifada » « révolte/soulèvement » dit « guerre des pierres »)

  2. Les israéliens se sont retrouvés dans un autre combat : opposés à des jeunes sans armes lourdes (seulement des jets de pierres) ils ont été mal perçus par le reste du monde car ils tapaient, enfermaient et tuaient des gamins.

 Pendant ce temps la colonisation des territoires palestiniens par les israéliens continue.

 

1993 : les accords d’Oslo tentent de préparer la création d’un état palestinien.

 Des deux côtés les gens ont reconnu que l’autre population existait. Le but n’étant plus de récupérer tout le territoire.

 En 1995 après l’assassinat de Rabin(*), le processus de paix s’enlise

 

.

(*) Yitzhak RABIN (1922-1995) Général d’Armée, 5ème Premier Ministre d’Israël (74-77 puis 92-95 où il fut assassiné par un extrémiste juif) Prix Nobel de la Paix en 1994 (pour accords d’Oslo)

 

 

La paix arrivait mais les décisions (trop coûteuses) nécessaires n’ont pas été prises assez vite.

 La deuxième « intifada » démarre en 2000. Plus violente car entre temps un début d’administration palestinienne s’est faite, une police palestinienne, donc l’entrée d’armes dans le territoire palestinien. L’action a été plus violente qu’en 1987 où il n’y avait que des cailloux.

 Les « ultra » de chaque côté se sont renforcés.

 Les colons commencent à avoir peur de se faire déloger donc ne veulent pas négocier.

 

 Cette deuxième « intifada » est le début des attentats suicide : les palestiniens vont se faire exploser en Israël. Donc on se met à construire un mur. Il y a des palestiniens qui venaient travailler en Israël. Avec le mur ils sont coupés de ce travail. Ils sont étouffés. Le mur a été construit non pas en suivant la « ligne verte » mais faisant de nombreuses méandres afin d’englober les colonies israéliennes (donc grignotant le territoire palestinien).

 Il y a des villes palestiniennes complètement entourées par le mur. Le mur fait 700 km de long, 8 mètres de haut, il est infranchissable.

 Les blocs des colonies : cette portion des territoires regroupe près de 100 colonies dans lesquelles vivent 85% des colons (300 000 habitants), mais ces blocs imposent des frontières qui perturberaient gravement la vie des palestiniens.

 Pour sa sécurité, Israël ne voudra jamais lâcher le contrôle de la vallée du Jourdain qui est leur rempart contre les pays arabes. Donc dans les accords l’état palestinien possible était dépourvu des blocs et de la vallée du Jourdain.

 

 Depuis les accords d’Oslo : (accords intérimaires bloqués pour l’instant) La première ville autonome gérée par les palestiniens fut Jéricho, puis Bethléem et quelques autres villes (zone A) dans cette zone l’armée israélienne n’y rentre plus

 Il y a la zone B : l’administration est palestinienne (tribunal, gouvernement) mais l’armée est israélienne. Il y a deux juridictions

 Puis la zone C sous contrôle israélien total.

 

 La bande de Gaza : Sharon (*) a décidé d’enlever tous les colons israéliens de la bande de gaza et donner le contrôle total aux palestiniens. En revanche à l’intérieur tout le long du mur, il y a un no man’s land où les palestiniens sont tirés à vue par les israéliens.

 

 (*) Ariel SHARON né en 1928, Général co-fondateur du Likoud, Premier Ministre en 2001, est dans un coma profond depuis 2006, Grand homme militaire a la carrière contestée. Toujours en vie artificielle actuellement.

 

 Pendant un temps et à chaque fois que les portes sont fermées les entrées et sorties de vivres, d’armes, d’animaux etc., se font par les tunnels entre l’Egypte et Gaza.

 

 Malgré la disposition en archipel de la zone palestinienne, la croissance de la Palestine a été de 8% (croissance de 2011). Salam FAYYAD (*), a décidé que ce n’est pas en tapant du poing sur la table mais en montrant que l’état est capable d’exister malgré le contrôle de l’armée israélienne. Premier point à corriger : la corruption (tous les fonctionnaires palestiniens sont payés par l’Europe : donc il faut être irréprochable) et la police doit être intègre. Tout le monde doit rendre des comptes.

 Ramallah, Naplouse, les grandes villes peuvent du coup se développer.

 

 (*) Salam FAYYAD, né en 1952, Ministre des Finances et Premier Ministre de l’Autorité Palestinienne depuis juin 2007,(gouvernement d’union nationale entre le Fatah et le Hamas), homme politique indépendant, a créé le parti de la « troisième voie » diplômé d’ingénierie (Beyrouth) et Docteur en Economie (Texas), a représenté le FMI sur ces territoires palestiniens jusqu’en 2001, puis a créé une banque palestinienne avant d’entamer sa mission politique en luttant contre toutes les compromissions etla corruption

 

.Mariage traditionnel1

 Cette croissance et l’intégrité des palestiniens a permis le maintien des aides européennes. Ils sont aussi largement aidés par leur diaspora installée en Jordanie, ou beaucoup plus loin à l’étranger.

 

 Les colonies israéliennes mouchettent tout le territoire palestinien. Elles s’incrustent surtout à l’Est de Jérusalem pour entourer complètement la ville et pouvoir l’annexer au moment d’un prochain partage. Simon PEREZ (*) décompte 550.000 colons installés de façon quasi définitive en Cisjordanie.

 

 (*) Simon PEREZ est né en 1923 en Pologne, leader du Parti Travailliste, puis du Parti Centriste depuis 2005 – Prix Nobel de la Paix en 1994 (Oslo – avec Yasser ARAFA et Yitzhak RABIN) Président de l’Etat d’Israël depuis juillet 2007 –

 

 Le défi pour Jérusalem

 Les palestiniens réclament Jérusalem-Est pour capitale, mais la colonisation par les israéliens est intensive. Depuis 1967 les israéliens ont annexé des territoires autour de Jérusalem contenant beaucoup de quartiers palestiniens.

 

Le défi des frontières :

 Pour Israël, la vallée du Jourdain doit rester sous son contrôle car elle le protège des autres pays arabes, notamment de la Jordanie.

 Pour la Cisjordanie, comment considérer comme viable un état sans continuité territoriale (Gaza, nord/sud de la Cisjordanie, enclave de Jéricho).

 L’eau se trouve sous les territoires palestiniens. Israël gère l’eau complètement. Les palestiniens n’ont pas le droit de creuser dans leur jardin ou de gérer leur problème d’eau. Les palestiniens n’ont pas moyen de faire pression sur les israéliens pour éviter ça.

 

Maintenant que la Palestine est « état observateur » à l’ONU, certains palestiniens envisagent de poursuivre Israël devant la Cour Pénale Internationale à cause de la colonisation.

 

 Démographiquement, maintenant on a à peu près la même population d’israéliens et de palestiniens.

 Chez les juifs : peut-être environ 50% de pratiquants (fêtes, traditions…) mais seulement 20% maxi vont de façon régulière et hebdomadaire à la synagogue.

 

 Le sionisme au départ n’était pas religieux. Il fallait retrouver un territoire de sécurité pour Israël. Les religieux étaient contre car ils attendent que le Messie leur donne la Terre promise, ils ne devraient pas la recevoir de façon politique.

 

Service militaire :

 Pour les israéliens : 3 ans pour les garçons, 2 ans pour les filles

 Pour les arabes israéliens : ils n’ont pas le droit de faire le service (à cause de l’origine palestinienne) mais ils n’ont pas le droit de prendre la place des juifs partis au service, dans les études : ils doivent attendre, 2 ou 3 ans. Souvent ils partent à l’étranger et peu reviennent.

 

 Compte tenu de la situation territoriale, de l’organisation militaire, administrative et politique, les spécialistes ne voient pas vraiment de solution harmonieuse et équilibrée pour chacun des deux peuples, tout du moins à court terme. Ce statu quo risque de durer encore un certain temps.

 

 PJ : une carte actuelle d’Israël avec quelques informations chiffrées,

 Et pour la mémoire biblique une carte ancienne.

 

 

PS : vers 20h15, au cours de la réunion, nous est annoncée l’élection de notre nouveau Souverain Pontife. L’évêque argentin Jorge Mario Bergoglio a donc été élu pape et prendra le nom de François. Il s’agit du premier pape venu des Amériques et du premier jésuite à assumer cette fonction

 

 

A cette réunion était présente une cinquantaine de personnes.

 

Compte rendu réalisé par Aël JACQUEL et Irène BADINI

israël au temps de la palestine

 

 

LA TERRE d’ISRAEL au temps de la BIBLE

 

Géographie d’Israël

 L’État d’Israël, créé en mai 1948, est issu du partage de la Palestine proposé par l’Organisation des Nations unies en 1947. Dans ses frontières actuelles, fixées au terme de la première guerre israélo-arabe, en 1949, et contestées par une partie des États arabes, Israël couvre une superficie de 21 946 km². Après sa victoire dans la guerre des Six-Jours en 1967, Israël occupa la bande de Gaza et la Cisjordanie. Le Golan, conquis militairement à la même date, fut annexé en 1981. De même, Israël a étendu unilatéralement sa souveraineté sur la partie arabe de Jérusalem. La ville ainsi réunifiée a été déclarée capitale de l’État israélien. La réunification et le statut de capitale n’ont jamais été reconnus par la communauté internationale.

 

IIsraël

sraël est divisé en quatre régions:

  • La plaine côtière de la frontière libanaise au nord

  • à la bande de Gaza; large d’une quarantaine de

  • kilomètres de large au niveau de la jonction avec

  • Gaza, elle se rétrécit à environ cinq kilomètres près

  • de la frontière libanaise. La région est fertile et

  • humide (elle est historiquement connue pour sa

  • production d’agrumes et de vin. La plaine est

  • traversée par plusieurs cours d’eau, dont seulement

  • deux, le Yarkon et le Kishon, ont des débits d’eau

  • permanents.

  • Les collines du centre du pays, à l’est de la plaine

  • côtière, le relief est découpé par les montagnes et les

  • collines de Galilée à l’est, les collines de Samarie au

  • sud, les collines arides de Judée au sud de Jérusalem

  • et de nombreuses petites vallées fertiles. Ces hautes

  • terres atteignent une hauteur moyenne de 610 mètres

  • et le mont Meron culmine en Galilée à 1208 mètres,

  • près de la ville de Safed.

  • À l’est du plateau central se trouve

  • la vallée du Jourdain qui constitue une petite partie

  • des 6500 kilomètres de la vallée du grand rift

  • africaine; elle est vallonnée par le lac de Tibériade,

  • la mer Morte (à environ 399 mètres au-dessous du

  • niveau de la mer; c’est le point continental terrestre le

  • plus bas au monde) et le fleuve du Jourdain, long de 322 km, c’est le plus long fleuve d’Israël, qui prend sa source au Liban (mont Hermon).Les eaux de la Vallée du Rift poursuivent leur course sur 170 km vers le golfe d’Aqaba.

  • Le désert du Néguev s’étale sur une surface de 12000 km², soit plus de la moitié de la superficie totale des terres d’Israël. Géographiquement, c’est une extension de la péninsule du Sinaï, formant un triangle, avec à sa base, la mer Morte au nord près de Beersheva, et au sud les montagnes de Judée, le point culminant se situe à la pointe sud du pays à Eilat. Sur le plan topographique, elle est similaire les autres régions du pays, avec des plaines, des collines dans la partie centrale, et des vallons désertiques à frontière orientale[1].

  • Points extrêmes

  • Point le plus bas: mer Morte (- 408 mètres) partagée avec la Jordanie

  • Point le plus haut: mont Hermon (2814 mètres) sur les hauteurs du plateau du Golan

 

(source Wikipédia)

 

 

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