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Sep 24

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Septembre 2015 – La nature et l’humain

Réunion du : Jeudi 24 septembre 2015

                         LA NATURE ET L’ HUMAIN

  

* L’homme dans la nature : pouvoir et responsabilité.

* Dangers pour la planète ? réchauffement, famines, migrations…

* Etre humain : est ce naturel ?

* Déséquilibres Nord-Sud : dangers écologiques ? perspectives ?

* Education et écologie.

* La nature source de joie et d’enseignements ?

* Quelle terre voulons-nous laisser à nos enfants ?

* Problèmes éthiques et sociaux individuels et collectifs.

* Cultiver son jardin…

 

    Groupe de parole libre.

 

Henri DELAGE, co-fondateur, présente l’Atelier de Réflexion Éthique et Sociale. Ce groupement, depuis 5 ans, a organisé une cinquantaine de séances, qui répondent toutes aux mêmes exigences :

  • – Rassembler  géographiquement ,culturellement et d’origine religieuse ou pas,plusieurs générations.
  • – S’assoir, pour prendre le temps de discuter , à travers des rencontres débats ou  des réunions exceptionnelles grâce à la présence d’intervenants extérieurs très connus ou moins mais toujours très participatifs
  • – se parler , chacun a droit à la parole car elle est l’expression d’une personne, sans discours, sans prosélytisme,
  • s’écouter, mutuellement, d’une façon bienveillante et attentive jusqu’à être disponible à changer d’avis, dans le cadre de la quête du bien commun, de la recherche de la vérité à travers la connaissance, pour permettre de se forger sa vérité basée non sur la théorie mais d’après son expérience.

Présentation du bureau : à compléter

L’année à venir aura comme thème général : les religions et l’écologie. Cette soirée entre dans ce cadre. Il s’agit d’un groupe de parole : le sujet est vaste et doit servir à orienter le choix et les problématiques des réunions à venir. Des rencontres sont d’ores et déjà fixées :

–     Le 22 Octobre : « Fêtes juives » avec Christophe LAFAYE

  • – Le 3 décembre, nous accueillerons Claude MICHELET pour nous parler de la paysannerie, à travers son livre : « histoires des paysans de France ».
  • – Le 13 Avril 2016 : Mgr Albert ROUET, philosophe, théologien, écrivain…. « Vivre dans une société multi religieuse »
  • – En Mai 2016 : la géronto-psychiatre Geneviève DEMOURES « La joie de vieillir »

 

  • Toutes les réunions se tiendront à Bersac à 20 heures.

 

 

L’homme dans la nature : La soirée est engagée sur la réflexion que, comparé à l’âge de la terre, l’homme vient d’arriver, que malgré cela, il est le seul mammifère à avoir pris possession des lieux, qu’il est le seul à avoir du pouvoir sur la nature et qu’au-delà de sa soif de maîtrise, cette possession le rend responsable de ce qu’il engage et génère. L’homme est-il un danger pour la nature ? Nous sommes 7 milliards 250 millions, nos activités ont forcément une répercussion, où se situe-t-on ?

Il est évoqué la parabole du colibri qui peut être une réaction face au défaitisme: face à un gigantesque incendie, le colibri apporte une goutte d’eau. « Pourquoi fais-tu cela ? », « je fais ma part ». 7 milliards 250 millions personnes amenant une goutte d’eau à la préservation de la nature… mais face au travail à accomplir et aux enjeux économiques, chacun doit faire plus que sa part, ne serait ce que pour remplacer la part de ceux qui renoncent. Face à la démographie galopante, l’indispensable production de denrées alimentaires est-elle compatible avec les contraintes écologiques strictes ?

Il ne faut pas négliger la puissance démultipliée des actions individuelles lorsqu’elles se regroupent au sein d’associations, collectifs… formant un groupe de pression sur les décideurs.

Solutions individuelles et/ou collectives ? Chaque pays, bien que souverain, est solidaire au niveau mondial car les pollutions ne s’arrêtent pas aux frontières, même si on veut nous le faire croire ! (Tchernobyl, pollutions des mers…). La migration des populations en est un autre axe. L’Europe est en train de sombrer avec moins de 2 enfants par couple contrairement à d’autres régions, l’Afrique, le Proche Orient… ce qui peut entrainer des déséquilibres voire des conflits.

Il a été impossible d’appliquer les préceptes sortis du sommet de Rio en 1992, faute de moyens financiers. Par exemple il était stipulé l’obligation de dépolluer les sites industriels abandonnés : rien n’a été effectivement fait, faute de moyens ! Ce sommet qui devait apporter des solutions a permis, comme acté en 2012, de faire un constat morose et s’est limité à une prise de conscience.

Pour chacun de nous, il ressort que l’écologie est une doctrine intéressante et nécessaire mais que nous ne sommes pas forcément prêts à mettre en œuvre par la privation d’objets du quotidien. Qui peut se passer d’une voiture, d’un portable, d’une TV … ? Il s’agit là d’une transformation radicale de notre mode de consommation : il ne s’agit pas tant d’économiser 1 heure d’électricité (bien que geste utile) que de choisir de ne pas consommer des objets non indispensables dont la fabrication demande énormément d’énergie et génère des pollutions.

L’argent public français est-il bien utilisé en ce domaine de préservation de la nature ou est-il soumis à un système de mode, comme les méthaniseurs, les éoliennes, … au bilan énergétique négatif. De plus, il est établi que la volonté politique est freinée par les intérêts financiers de grands groupes internationaux en quête uniquement de profits, quel que soit l’impact environnemental.

Certains pays ne se sentent pas concernés par la préservation de la nature ; est-ce un souci de pays riche ? et à quel titre devrions-nous imposer notre vision de la nature, de l’écologie ? D’autres, comme dans le Pacifique ou en Californie s’adaptent face à la sécheresse : ils n’arrosent plus, ils plantent des denrées alimentaires résistant au manque d’eau. Mais ceci reste isolé face à la recherche incessante de productivité. Il est établi qu’avant la production intensive, une graine plantée donnait : 1,5. Maintenant, elle en donne : 30. A-t-on le droit de dire aux populations manquant de tout, y compris dans les pays « riches » : « il faut moins consommer ! » ?

Le Pape François dit (grande encyclique –Laudato Si-) : « ne gaspillez pas » mais comment peut-on ne pas gaspiller et surconsommer tout en faisant marcher l’industrie ; comment faire ? il faut consommer, nous devons consommer, sinon nous ne pouvons pas vivre, alors : ne gaspillons pas, utilisons à bon escient et exploitons proprement si c’est indispensable : OGM (pour la recherche médicale), gaz de schiste, atome…

Réchauffement de la planète : l’homme a-t-il un impact ?

Les conférences de consensus des experts et savants concernés conclue à un effet important de l’activité humaine. Preuve étant de la rapidité du réchauffement qui ne peut être du à l’activité solaire seule. Des voix contestent cette affirmation : Claude ALLEGRE a présenté le réchauffement planétaire comme un cycle de réchauffement naturel lié non influencé par les pollutions.

Anthropocène (période géologique où l’activité humaine modifie les caractéristiques géologiques, climatiques… de la terre) : depuis quand ? Influence de l’homme sur la planète : 1950 ? 1960 ?

A la question, pourquoi l’homme se comporte-t-il comme il le fait et pas comme les autres mammifères, il est dit que l’animal ne sait pas qu’il va mourir, ne se soucie pas des autres animaux au contraire de l’homme qui sait qu’il fait partie de la famille des humains, qui est habité de préoccupations universelles. L’homme ne peut être défini que comme un mammifère mais il doit être qualifié, ayant des qualités qu’il est le seul à posséder.

A travers de nombreux exemples de changements des habitudes de nos enfants, petits-enfants par rapport aux années 1950 – 1960, il ressort beaucoup d’inquiétudes concernant leur faculté à voir et respecter la nature.

Nature, source de joie et d’enseignement

Nous faisons partie de la nature et si l’homme a une influence majeure sur son environnement la nature influe aussi sur leur vie : exemple la tempête de 1999 qui a modifié brutalement la vie et le comportement des gens pendant plus d’un an. Autre exemple l’éruption d’un volcan en Islande qui a perturbé les transports pendant des semaines avec une panique internationale.

Il faut commencer par éduquer les enfants à observer la nature, leur apprendre à la connaitre et à se méfier de ses pièges au lieu de la présenter comme dangereuse. Il faut faire confiance aux enfants et leur montrer l’exemple. Il ne faut pas oublier qu’observer la nature ramène aux justes mesures de l’homme, que nous sommes partie prenante de la nature.

Les joies et mêmes émerveillement devant la nature, gratuites et non imposables, sont évoquées : orchidées sauvages, naissance d’une libellule ou d’un oisillon, coucher de soleil… chacun à sa source d’enseignement et de satisfaction. Ne devons nous pas les montrer à nos enfants ? Il est signalé les expériences de la municipalité de Condat où des sorties botaniques sont organisées.

Conclusion

Les opinions divergent. L’urgence d’une intervention écologique est différemment appréciée. Cependant elle pose des problèmes nouveaux : la solidarité universelle et le destin commun de la famille humaine ; la croyance en la toute puissance de la science et des technologies (depuis le XIX° siècle) est largement contestable en ce qui concerne ces problématiques ; l’individualisme a- moral et la gloutonnerie consumériste (depuis les années 60) ne sont pas adaptés à notre époque : un « ordre », supérieur à nos personnes nous domine. Une société individualiste et où chacun fixe ses règles n’est plus possible.

Mais qui fera les premiers pas ? Une espérance est affirmée par une participante : nos enfants seront géniaux : ils trouveront des solutions auxquelles nous ne pensons pas. Et l’humanité sera sauvée »

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